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Le blog de Bruno

10 septembre 2016-Levallois Cabourg

23 Septembre 2016 , Rédigé par Bruno Publié dans #saison 2016

Les années précédentes vous aviez régulièrement eu droit à un compte rendu de Levallois-Honfleur lorsque j’y participais (car lorsque je n’y étais pas j’avais plus de mal à l’écrire).

L’an dernier vous ne l’aviez pas eu et cette année vous ne l’aurez pas non plus.

Si vous ne l’aurez pas c’e n’est pas que vous n’avez pas été sage, à vérifier tout de même pour certaines et certains qui se reconnaitront facilement, mais parce que Levallois-Honfleur ne se fait plus depuis 2 ans faute de renouvellement de bénévoles.

Comme on disait sous l’ancien régime « Le roi est mort. … Vive le roi » on pourrait dire « Levallois Honfleur est mort vive Levallois-Cabourg » qui le remplace en effet.

Mais avant de commencer je vais vous parler de moi. Dans mon dernier cr, celui de l’ardéchoise, je n’étais pas en super forme totalement à la ramasse. Après quelques examens médicaux cela viendrait de la thyroïde qui ne fonctionne plus très bien. Du coup elle n’envoie plus de signaux à ce qui me sert de cerveau pour dire qu’elle a fait son bouleau et du coup le cerveau n’ayant pas de retour lui renvoi un rappel pour s’activer. Et à la fin cela tourne en rond en prenant de l’énergie. J’avais quasiment tous les symptômes de la chose et un pic d'emmerdes au boulot pour faire déborder le vase.

Cela viendrait d’un défaut de fabrication de la part de ma maman. Comme chez elle aussi cela marche mal elle nous a refilé le truc à au moins une de mes sœurs et moi.

Avec un traitement adapté pour remplacer les carences de cette feignasse de thyroïde c’est revenu vers la normale.

Pour vérifier que tout allait bien j’ai fait un petit 400 dans le cotentin chez Popiette mi juillet mais j’ai du avoir une rechute d’énergie pour rédiger le compte rendu.

Donc je m’y remet aujourd’hui pour l’écriture du cr car j’ai pris un peu de retard depuis l’arrivée à Honfleur.

Ce sera une journée bien remplie avec un lever vers les 4h pour enfourcher le caillou entre 4h30 et 4h45. C’est la première fois qu’il s’élance de nuit et comme il n’a pas l’électricité à bord j’ai ressorti l’éclairage que j’utilisais avant le moyeu dynamo plus la frontale. C’est moins puissant mais cela ira pour la fin de nuit. Cela faisait un moment que je n’étais pas passé à Velizy et ils ont encore tout changé des routes que je connaissais. J’ai failli me retrouver sur la RN118 mais ce sera pour une autre fois. Quoique jaurai du essayer car la descente doit être sympa à faire en vélo.

Un peu moins de vélos à l’approche de Levallois par rapport aux dernières fois ou je suis venu en vélo mais je dois passer un tout petit peu plus tôt. Je vais quand même voir un gars sans éclairage sans gilet fluo et roulant constamment au milieu de la route.

Je visais une arrivée à 6h00 et je vais passer mon temps à me dire que je suis largement en avance puis pas tant que cela voire en retard. J’avais à peu près bien visé l’heure de départ car je vais arriver entre 6h05 et 6h10. En fait j’avais oublié de planifier un premier arrêt pour enfiler le coupe vent car fait pas chaud le matin à cette époque. Et si enfiler un coupe vent c’est assez simple c’est plus long d’aller le retrouver dans la sacoche de selle bien fermée de le retirer de la refermer correctement pour ne pas tout perdre comme sur l’ardéchoise (mais j’appendrai la bonne technique un peu plus tard) et ensuite de l’enfiler par-dessous le gilet le gilet fluo.

Une fois sur place j’attache le vélo à une barrière scellée au trottoir et je vais me mettre dans la file d’attente qui s’écoulera assez vite. Moins de 10min après je suis prêt à repartir mais comme j’ai maintenant trop chaud il faut remettre le coupe vent et les genouillères dans la sacoche.

Cette fois c’est parti et comme j’ai 30km dans les jambes je suis presque chaud donc je vais pouvoir m’extraire des bords de Seine plus rapidement. Au début je vais faire un peu le malin en accrochant les groupes roulant vers les 35km/h mais je vais bientôt m’apercevoir que c’est trop rapide pour le moment. Je profiterai d’un petit coup de cul qui fera exploser tout le groupe pour trouver de nouveaux camarades de jeux. Sur ce premier tronçon jusqu’à Thoiry le parcours a changé mais je suis quand même sur des routes un peu connues empruntées sur différents rallye.

L’arrivée au ravito va me faire du bien car je suis un peu à la ramasse et maintenant planté sur le plat.

Pointage et direction le ravito. Heureusement que je n’ai pas retiré le casque car au moment où j’arrive devant la table j’ai entendu un grand Boum en me tapant la tête sur le auvent.

Je vais retrouver Sev au ravito qui vient de rejoindre le parcours à cet endroit. Elle a eu de la chance car si elle rejoignait le parcours un km après elle ne passait pas au ravito.

Elle est seule aujourd’hui car elle a laissé Chéri travailler le matin et la rejoindre en voiture à Cabourg. Mais avec tout ce qu’il a fait cet été c’était un peu court pour lui et il peut se reposer un peu.

Je ne vais pas la voir longtemps. Juste le temps qu’elle m’apprenne a bien refermer la sacoche Apidura et elle repart en éclaireuse en me disant que j’allais bien la rattraper.

C’est reparti à la poursuite de Sev. Je vais surtout me faire doubler par pas mal de monde dont des Flinnois qui s’échauffent.

Encore un changement de parcours sur ce début de tronçon par rapport à de précédentes éditions et cette fois on va emprunter le parcours du 400 de Flins pendant un moment.

Pas de jus et je commence à avoir faim du coup je fais une pause pain aux raisins dans une boulangerie qui m’attendait sur le bord de la route. C’est que j’en suis à 100km et en général sur les BRM c’est l’heure de mon premier sandwich.

Ensuite c’est du classique avec la côte d’Epied. S’il n’y avait pas eu un groupe qui m’avait enrhumé en bas j’aurai eu l’impression de bien monter mais tout est relatif.

Traversée de la plaine de l’Eure avec une petite brise qui commence à se lever. Et pas grand monde autour de moi. Soit des groupes de furieux soit des groupes qui d’un seul coup n’avancent plus à cause du vent donc je vais y aller seul.

Je vais enfin réussir à apercevoir Sev mais ce sera dans la file d’attente pour récupérer le repas du midi. Je la rattraperai pour manger au milieu de la pelouse au milieu du groupe de Flins. Ce sont les seules têtes que je connais car je n’ai vu personne des clubs normands voisins du mien.

Je vais finir de manger quasiment seul avec les retardataires Flinnois et Sev repart en avance en me disant que je vais la rattraper assez vite.

La digestion commencera par une belle côte pour sortir de La bonneville. Et au sommet on va continuer sur de la plaine. C’est qu’entre temps le vent s’est bien levé et on va l’avoir de sud ouest jusqu’à Cabourg.

D’habitude sur cette randonnée il y a toujours des groupes. Si un groupe est trop rapide on le laisse partir et on attend le suivant et vu le monde il y a toujours un groupe de son niveau.

Et bien pas cette année car je vais traverser la plaine tout seul. Que des cyclos isolés n’allant pas au même rythme. Malgré mes performances moyenne cette année j’ai quand même vachement progressé depuis 2 ans car les groupes de mon niveau ne sont plus de mon niveau et sont loin derrière. Peut être que d’ici 2 ans j’arriverai même à lâcher les groupes qui sont loin devant.

A un moment j’ai quand même réussi à accrocher un groupe qui roule bien et à l’arrière il y a des gars de Bernay pas très loin de chez eux. En passant dans un village ils semblent vouloir regarder quelque chose sur le côté de la route et ils vont un peu ralentir en faisant barrage. Du coup le groupe de devant part et comme cela roule à plus de 35km/h le temps que je m’en aperçoive c’est trop tard. Les gars de Bernay s’étant quasiment arrêtés je vais me retrouver encore seul.

Jusqu’au ravito suivant je verrai régulièrement le groupe de Bernay. En gros je monte plus vite qu’eux mais ensuite je roule moins vite tout seul sur le plat et ils reviennent.

Je vais finalement rattraper Sev. Ca tombe bien car elle m’a dit qu’elle avait appris à prendre les relais.

Au moment ou je la rattrape je veux la prendre en photo mais j’ai du mal juger le différentiel de vitesse car la photo ne donnera rien.

Je vais essayer de ralentir pour attendre un peu mais ce n’était pas le bon endroit pour la rattraper car c’est mal plat et on n’a pas du tout le même rythme à cet endroit. Du coup je continue seul.

Je la retrouverai au dernier ravito d'où je repartirai en avance car je ne me suis pas attardé. Sur le vélo j’ai faim après 100km mais ensuite c’est bon.

Dernière tronçon et sur le début je vais accrocher un bon groupe. Ca roule très bien et à un moment en rattrapant quelques participants cela à l’air de se scinder. Certains du groupe dans lequel j’étais lèvent un peu le pied et le reste part devant. J’ai failli me refaire avoir et je vais avoir du mal à recoller car je ne tiens pas le 40km/h tout seul dans le vent très longtemps. A un moment j’ai failli laisser tomber mais comme ils semblaient encore à ma portée j’ai insisté et j’ai réussi à revenir. C’est que maintenant Sev est juste derrière et elle risque de débouler à tout moment pour aller à la rencontre de Chéri. Il fallait bien que j’accroche ce groupe rapide avant qu’elle arrive.

A la fin d’une bonne descente un gars à côté de moi indique que les choses sérieuses vont commencer. J’avais bien vu sur le profil qu’il restait une côte sur le dernier tronçon et en regardant devant moi je vois une énorme montagne qu’il va falloir gravir maintenant qu’on est dans le trou.

Ca commence calmement avant de se cabrer et cela durera 2 km dont le dernier entre 7 et 8%. A un moment une dame sur le bord de la route me dit d'en garder car il reste 300m et je note ce point de repère. Finalement elle était à 500m du sommet mais je ne suis pas redescendu pour lui dire.

Le groupe est totalement éclaté. Je vais finir seul en n'accrochant pas les grappes qui reviennent de derrière. Je me suis fait plaisir pendant 10 à 15km mais maintenant je gère car il y a encore du chemin avec près de 25km.

Ce sera globalement plat sur une route un peu passante, mais surement plus trop de choix de route sur la fin, et on va finir par une belle descente sur Cabourg. J'aurai bien aimé la faire dans l'autre sens.

Ensuite traversée de la ville et une dernière boucle pour pouvoir longer de front de mer. Je n'irai cependant pas me baigner.

Arrivée avec tout plein de spectateurs en délire, ils devaient savoir que j'étais là.

 

Je rentre le caillou dans l'écurie. Il y a en effet un superbe parc à vélo gardé avec un bracelet sur le bonhomme et un sur le vélo portant le même numéro. Comme cela on a l'esprit tranquille alors qu'à Honfleur je n'aimais pas trop laisser mon vélo sans surveillance à l'arrivée.

Je vais retrouver Didier, alias Chéri, qui vient d'arriver mais la miss ne sera finalement pas là tout de suite. Dans l'aire d'arrivée il n'y a pas de distribution de bière comme à Honfleur mais juste du thé glacé qui sera ingurgité assez vite.

Mais bonne nouvelle dehors car la pression est là et il en reste. J'ai bien fait d'accélerer pour arriver avant épuisement du stock comme sur PBP mais c'est vrai que Cricri n'est pas là donc le stock diminue moins vite.

Après avoir un peu tourné en rond je vais reprendre le vélo pour faire un décrassage car la côte descendue me tentait trop et je vais aller la remonter. J'y verrai la cigogne qui arrive mais elle ne va pas m'entendre.

Comme on vient de faire une centaine de km vent de ¾ face j'ai envie de vent favorable donc je continue un peu sur la route de Lisieux. Mais je ne l'aurai pas tout le temps favorable car il vient de virer au sud et je l'ai maintenant de côté.

J'ai oublié de remplir les bidons mais je vais trouver de quoi faire le plein avec des produits locaux.

Me voilà à Lisieux et je continue le décrassage. Je n'irai pas voir la basilique car elle est perchée en haut de la colline et je prend la route d'Orbec avant de tourner à gauche un peu plus tard sur des routes plus petites. Je ne suis pas loin du terrier normand de la renarde.

Depuis Cabourg j'ai branché le GPS mais comme son support est sur la feignasse il est dans une petite sacoche accrochée au cadre. A un moment à la nuit tombée alors que je bois un coup je vois une rigole limite tranchée en travers de la route. Freinage d'urgence d'une main et cela passe sans tout casser. Je fais un point visuel et tout est là sur le vélo sauf le GPS qui n'est plus dans sa sacoche. Il pendouille au bout de son cordon de survie mais semble toujours vivant.Mais il a du avoir vachement peur car il va rester sur cette position tout le temps malgré plusieurs relances.

Comme il ne me sert plus à rien et que c'est toujours tout droit je l'éteins.

En fait mon décrassage avait pour but de rejoindre mon camp de base normand à environ 110km de Cabourg d'où je reviens en vélo. C'est que je suis tout seul du club, que des feignasses, sans assistance pour le rappatriement et je n'ai trouvé personne des clubs voisins non plus.

J'arriverai finalement vers les 23h pour une bière avant d'aller dormir.

Bilan de la journée 374km.

Je finirai le retour sur la région parisienne le lendemain, encore environ 115km, en chevauchant une monture fraiche. Je me suis dit que le caillou devait être fatigué et que la feignasse allait être en pleine forme mais elle n'a rien voulu savoir surtout au début. A peine 20km la première heure avec plein de talus jusqu'à Chateauneuf en thymerais et cette saloperie de vent qui est toujours là en venant du sud. La feignasse daignera avancer plus vite sur la dernière partie mais elle porte bien son nom celle là.

PS: Pour ceuxqui s'inquiètent de la santé du GPS aux dernières nouvelles il a l'air d'aller mieux et il a retrouvé son horloge interne.

10 septembre 2016-Levallois Cabourg
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C
Sacré journée que tu t'es faite. Comme si les 225 km du parcours ne suffisaient pas.
Toujours autant de plaisir à lire tes articles, ponctués de beaucoup d'humour. Et peut-être que l'an prochain on fera quelques tours de roues ensemble, même si je n'ai, de loin pas, le même niveau que toi.
Répondre
B
Si je voulais le faire je n'avais pas trop le choix comme le club ne le faisait pas ni des connaissances du coin. Et si je dois laisser la voiture à Cabourg il faut prendre des jours de congés que je n'avais pas prévu pour cela.
Sinon a part quelques moments ou je me suis amusé à suivre des groupes le reste du temps j’étais plutôt entre 20 et 25km/h
K
Pas mal ce 1er Levallois Cabourg et presque 400 bornes pour toi. Epied c'est toujours au programme. Un parking vélo gardé c'est pratique, surtout si tu as une petite envie de mousse. Tu as vu des vélos couchés ?
Répondre
B
Pas "des vélos couchés" mais "un vélo couché"
C
Salut

je vois que ton bouton publier fonctionne à nouveau alors que chez moi ça marche toujours pas... on n'est toujours trahi par l'informatique :-)


Bon ta virée elle a l'air sympa... faudra que je vienne la faire avec toi... un jour... pour voir s'ils laissent aussi de la bière pour moi ;-)
Répondre
C
Ce serait sympa que tu y viennes. on aurai l'occasion de faire connaissance autrement que par réseaux sociaux interposés. Et puis, moi je roule nettement moins vite que tous ces fous du guidon ;-)
B
Avec ces informaticiens qui font toujours n'importe quoi on est mal barré :)

Si tu veux venir le faire pas de pb. Le plus simple est d'arriver un peu avant et de laisser une voiture à Cabourg pour faciliter le retour :)
Mais entraine toi car cela roule vite avec Sev