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Le blog de Bruno

12 juin 2010- BRM 600 de Montigny le Bretonneux

15 Juin 2010 , Rédigé par Bruno Publié dans #Saison 2010

 

Ce week end j'ai décidé de changer de programme. Je ne vais pas aller en Normandie et y faire un peu de vélo mais pour changer je vais aller en normandie et faire du vélo tout le week end,

En effet voici venu le temps du plus long BRM planifié cette saison avec le BRM600 de Montigny le Bretonneux. Je vais commencer par mes routes d'entraînement de région parisienne puis aller sur mes routes normandes puis un peu de découverte avant de retrouver une portion de parcours du Bagnoles de l'orne- Mont St Michel- Bagnoles de l'orne bifurcation au sud en mayenne pour refaire une boucle jusqu'à Mortagne puis retour à la case départ.


Le départ est prévu à 5h et je me suis demandé pendant un moment si je n'allait pas y aller directement en vélo car je ne suis qu'à 15km mais je l'ai fait petit joueur. Et si j'avais toujours été tenté de vouloir y aller en vélo j'aurai peut être changé d'avis au dernier moment car la météo n'était pas de mon côté. En gros cela a changé toute la semaine et lorsque j'avais regardé dans le courant de la journée du vendredi on devait échapper à la pluie. J'étais donc confiant lorsqu'en regardant le JT le vendredi soir, alors qu'il faisait un grand soleil dehors, vla ti pas qu'ils annoncent une alerte orange en ile de de France pour la nuit et le début de matinée. Je vais faire un tout sur internet et des orages sont prévus et je devrais me prendre de l'eau au départ.

Effectivement il va commencer à pleuvoir dans la nuit et lorsque je me lève à 3h30 ça n'arrête pas. Pour faire la quinzaine de km je vais mettre 2 fois plus de temps que prévu avec les essuies glaces qui ne suivent plus à pleine vitesse et par moment des phases d'aquaplanning,

J'arrive tout de même au point de départ et je prend une des dernières places disponibles car tout est déjà plein. Je vais chercher ma carte de suite à mon avis il y a plus d'une cinquantaine d'engagés. Sur le 200 de Longjumeau fin mars il y avait du monde mais cela ne m'avait pas étonné car ce n'était qu'un 200 et il y avait plein de clubs et de cyclosportifs et très peu de randonneurs. Je me disais que sur un 600 la « population » ne serait pas la même mais finalement il y a plus de cinglés que je ne pensais.


Je prépare le vélo et le temps de le sortir de la voiture et de remettre la roue avant le kway est déjà trempé et il est traversé par la pluie. Heureusement que l'on sait que ce n'est que passager et que l'on va retrouver le soleil sinon cela aurait pu mettre un coup au moral, Je me bas avec la sacoche de selle qui ne veut pas s'enclipser et à un moment je crois bien que j'ai tout cassé en forçant et que je vais être bon pour partir léger. En plus je n'ai pas emmener le sac à dos donc je suis mal barré mais après une nouvelle tentative c'est rentré.

Photo 001

Photo 002

Tout est prêt et je peux faire vérifier le vélo et y aller. Dans l'histoire j'ai perdu du temps et il est déjà 5h15 alors que les premiers sont partis à 5h. Lors de la vérification un cyclo demande la route à l'organisateur pour sortir du coin et comme je connais je me propose pour faire le guide et le mettre sur le bon chemin. On va faire quelques km ensemble mais entre Port Royal et les 17 tournants je lui dit d'y aller car je vois bien que nous n'allons pas avoir le même rythme. Il me dit à tout à l'heure pensant que l'on va se revoir mais je ne le reverrai plus. Dans la descente des 17 tournants je vais doubler un vélo couché qui devrait être Dan d'après Jean Louis un ruban blanc dont je parlerai un peu plus tard.

De toutes façons il faut que je m'arrête assez vite pour une pause technique et pour régler un problème avec la sacoche de guidon cette fois. J'ai réussi à trouver un modèle qui arrive à passer malgré les câbles de freins (merci Shimano) mais comme j'ai un guidon plat il a fallu bricoler pour arriver à la fixer et je n'ai pas resserré les vis avant de partir. Du coup avec les vibrations cela s'affaisse jusqu'à ce que la sacoche prenne appui sur les cables de freins et après elle ne bouge plus mais le vélo non plus.

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Je continue ma route avec par moment des moments d'acalmie sans une goutte d'eau et cinq minutes après de nouveau des trombes d'eau.

Nouvelle pause technique à la sortie de Rambouillet (ça c'est le café).

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En repartant un tandem me double et on va se doubler pendant quelques kms. Sur le plat ils vont plus vite que moi mais lorsque cela monte je les reprend. Et comme à cet endroit il y a plus de plat que de montées je vais les perdre de vue jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent. Ils me redoubleront plus tard entre Chateauneuf en Thimarais et Senonches. Entre temps le vent s'est levé et il est de face car sinon cela ne serait pas marrant.

De temps en temps des groupes de cyclo me passent mais sur un rythme beaucoup trop élevé pour que je tente de m'accrocher. Un peu avant le contrôle de Senonches un groupe de Mamers passe un peu plus lentement mais encore trop rapide. Je les reverrai au contrôle pour pointer chez le marchand de vélo, s'arrêter à la boulangerie pour une viennoiserie et au bar à la sortie du village pour finir. Par contre je ne m'attarde pas et je prend uniquement un café et je repars. Je vais adopter la taquetique de limiter les arrêts superflus afin d'avoir toujours une marge d'au moins une heure sur la fermeture des contrôles pour gérer les aléas.

Pour le premier contrôle je pointe à 9h53 et je repars à 10h23 avec 55 minutes d'avance sur la fermeture. La j'ai moyennement optimisé car j'aurai pu pointer directement au café ou à la boulangerie.

A la sortie de Senonches je vois au loin le tandem qui venait de s'arrêter mais les cotes ne sont pas encore la et ils vont s'éloigner définitivement. Un peu de forêt puis l'arrivée à Longny au perche.

Photo 006

On prend maintenant la direction de Mortagne mais j'ai failli y aller à l'instinct au lieu de suivre la feuille de route. En fait je voulais échapper au petit coup de cul à 8 ou 9 % .

Au début je pensais pouvoir prendre de l'avance sur cette étape entre les 2 contrôles mais j'avais oublié qu'on était dans le perche et que le parcours est fait de montées et de descentes. Pas trop longue les montées mais pouvant rapidement devenir usantes car il reste encore près de 500km. Donc dès que cela monte je lève le pied pour ne pas taper dans les réserves et garder du jus et je profite du paysage.

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J'arrive à Mortagne sur le coup de midi en plein dans les embouteillages dus au marché. Je pointe à 12h17 à la Maison de la presse en expliquant le programme des réjouissances à la patronne en lui disant quasiment « à demain » car on repassera par la. Je repars illico. Un peu plus loin je vais me faire rattraper par un couple qui roule à peu près comme moi. Sur le plat ils vont un peu plus vite mais dès que cela monte je les reprend et idem en descente car comme j'ai un peu chargé le vélo en ravitaillement il descend très bien. Je ne vais pas rester longtemps avec eux car je vais m'arrêter pour manger sur un banc au milieu d'un petit village et j'en profite pour retirer manchettes et jambières car maintenant il fait grand beau. Passage au bar sur la place pour prendre un café et faire le plein et je reprend ma route toujours tout seul.

Voici maintenant Seez  qui se présente que l'on voit de loin avec sa cathédrale

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donc un petit détour au centre ville s'impose

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En revenant sur la route du BRM je vois au loin 2 ou 3 gars qui m'ont doublé pendant que je faisais du tourisme mais comme ils vont s'éloigner assez vite ce n'était pas encore les bonnes roues. On va maintenant prendre une jolie petite route en forêt qui va nous emmener au point culminant du parcours mais pour cela il faudra se gravir une cote de plus de 5km


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Au sommet je me fais reprendre par le groupe de Mamers que j'avais laissé au café à Senonches 88km plus loin. Pendant que je continue mon tourisme ils s'arrêtent aussi car ils sont attendus par leur comité d'acceuil venus en voisins.

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Au moment ou je repars et que je m'engage sur la route forestière comme l'indique la feuille de route j'ai l'impression qu'ils m'avertissent que je ne prend pas la bonne route mais j'ai vérifié avant. La feuille de route indique de prendre la RF et à ce carrefour il n'y a qu'une RF et d'autres routes qui passent aussi dans la forêt.

 

Je vais être contraint à une nouvelle pause pour régler mon pb de sacoche avant. Il faut dire qu'on est passé sur des routes un peu tape cul. Cette fois je resserre les vis au maximum et cela tiendra quasiment jusqu'à la fin.

Au carrefour suivant je me rassure en voyant un panneau indiquant la D2 ainsi que Roupperoux prochain village indiqué sur la feuille de route mais quelques km plus loin plus de trace de Roupperoux . Il y a bien « La roche mabile » indiqué 2 km plus loin mais c'est tout. Je vais y aller en pensant voir le panneau Roupperoux ensuite. Je double 2 charmantes cavalières mais elles ne connaissent pas. Arrivé à La Roche mabile toujours pas de Roupperoux mais je vois un panneau Carrouges qui est le village suivant donc je vais reteomber sur le circuit. Il y a cependant deux petits problèmes. Le premier que j'identifie assez vite m'indique que Carrouges est à 12km alors qu'il devait être à 2km de Rouperroux donc je suis parti ou il ne fallait pas et le deuxième que je vais identifier aussi assez rapidement c'est que je me suis fourré dans un parcours de montagnes russes. C'est très joli mais je ne vais pas avancer avec pleins de coups de culs à environ 8%.

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Quand on sait que la moyenne du BRM est établie sur 15km/h pauses comprises un petit détour de ce style et c'est une heure de perdue.


J'arrive finalement à Bagnoles de l'orne en même temps qu'un défilé de motards,

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Je pointe à 17h37 en prenant un viennoiserie et je m'arrête au calme à une terrasse un peu plus loin.

Photo 022

Je reprend la route 10min après avec environ 2h d'avance sur la fermeture donc avec la même marge qu'à Mortagne. Entre temps un arrêt repas des pauses techniques et du tourisme supplémentaire. Je suis à peine reparti que je dois stopper de nouveau car ma gourmette vient de se détacher et je la rattrape au vol.

Photo 023

La portion suivante va reprendre une bonne partie du parcours emprunté fin avril en direction du Mont St Michel. Le vent a tourné depuis ce matin et je l'ai maintenant ¾ dos avant de l'avoir quasiment de dos pour arriver au contrôle suivant sur les chapeaux de roues.


J'arrive finalement à St Hilaire du Harcouet assez vite et je pointe dans un bar à 20h31. Les patrons et la clientèle connaissent les principes de ce genre de brevet et pour une fois ne sont pas surpris du menu. Par contre ils me souhaitent bon courage lorsque je leur annonce que je pars vers Ernée.

A la sortie du village je vais m'arrêter pour me rhabiller et remettre manchette, jambières et coupe vent car le soleil va bientôt disparaître. Je repars avec 3h d'avance.

Au moment ou je reprend la route quelques concurrents sont là et je vais les voir un moment et même en rattraper. En fait ceux que je rattrape attendent un collegue et lorsqu'ils l'auront récupéré ils me laisseront sur place mais je les verrai un moment car la sortie de St Hilaire se fait par une longue cote d'environ 2km tout en ligne droite et je comprend maintenant les « bons courage » de tout à l'heure.


Je quitte maintenant la normandie pour me retrouver en Mayenne dans des paysages assez vallonés et très jolis

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Au début je pensais pouvoir atteindre Ernée avant la nuit mais je m'aperçois qu'elle va tomber plus vite que prévu donc je fais une nouvelle pause pour m'équiper kway fluo plus chaud, frontale, gilet fluo un peu de carburant et c'est reparti. A un moment je vois un truc bizarre arriver en face de moi et ce n'est pas comme les phares d'une voiture habituelle. En fait ce sont 2 cyclistes avec chacun 2 points lumineux (une lampe au niveau de la roue et une frontale). J'ai appris quelques jours plus tôt sur le forum des rubans blancs que notre BRM 600 et celui de Rennes vont emprunter les mêmes routes pendant un bon moment mais je ne m'attendais pas à en voir tout de suite. Sur le coup je pensais que c'était d'autres cyclos mais en rédigeant ce compte rendu et en regardant le parcours des rennais ils ont effectivement croisé notre route à cet endroit donc c'était peut être des éclaireurs.

Je rejoins finalement Ernée ou je pointe à 22h54 toujours avec 3 heures d'avance. Un petit coca (il n'y a qu'en faisant du vélo que j'en prend sinon je suis pas un bon client) et les jeunes au comptoir de la salle de billard sont un peu surpris de me voir arriver ainsi. Le barman a cependant du en voir passer avant moi car il sait déjà que je dois rentrer sur la région parisienne et que je ne suis qu'à mi parcours.

C'est reparti et quelques km plus loin je m'aperçois tel un abruti que je n'ai pas fait le plein du bidon alors que j'y pensais avant de m'arrêter. Il me reste un fond de bidon et un bidon tout plein mais il est déjà 11h passés et je n'ai rien d'autre pour la nuit.

La portion suivante jusqu'à Gorron se fait sur une route au très bon revetement avec une bande cyclable nickel ou c'est un plaisir de rouler. Arrivé à Gorron j'ai la chance de trouver un bar ouvert car il est déjà minuit et le patron m'indique que d'autres gars se sont arrêtés pour manger à 20h. Pour ma part je n'ai toujours vu personne ou presque.

A partir de maintenant je vais cependant commencer à voir enfin du monde mais je ne peux toujours pas prendre les roues. Et il ne vaut mieux pas que je les prenne car ce sont les participants de l'autre BRM que je croise régulièrement sans vraiment les voir. Ils sont tous équipés pareil, comme moi, avec leur 2 points lumineux et un petit bonjour en passant donc je ne peux pas savoir si je croise des rubans blancs dont quelques vélos couchés et Jean Louis qui avait fait un bout de route avec nous (Cricri et moi) sur le 300 de Grenoble au mois d'avril. De toute façon comme on roulait à peu près à la même allure je me doute bien que ce n'est pas lui que je croiserai en premier.

J'arrive à Lassay pour le contrôle suivant à 1h31 avec 3h20 d'avance sur la fermeture. A cette heure ci tout est fermé et j'utilise pour la première fois une des cartes postales fournies par l'organisateur. Quelques passant regagnant leur voiture sur la place me regardent un peu bizarrement en se demandant ce que je fais dehors en vélo à une heure pareille. Ils sont bien dehors eux aussi alors pourquoi pas moi.

La portion suivante jusqu'au prochain contrôle va être un peu dure car je commence à avoir sommeil et je vais passer sur des petites routes au mauvais revêtement très bosselées et sans bandes blanches. Déjà qu'en voiture de nuit c'est pas toujours évident de voir le bas coté sur ce genre de routes je vous dit pas en vélo. Je reste donc au milieu en me guidant sur les quelques pointillés délimitant le centre de la chaussée et bien sur non fluorescents C'est assez crispant par moment surtout dans les descentes ou j'évite de prendre de la vitesse. Du coup cela va me faire passer l'envie de dormir et je peux continuer en reportant ma pause sommeil à plus tard. J'ai maintenant un petit matelas dont je pourrais profiter pour dormir en cas de besoin. Je parle bien entendu d'un matelas en temps et non d'un matelas douillet pour dormir mais j'en reparlerai un peu plus tard.

On repique au sud et pour montrer qu'on est passé par là le contrôle de Loupfougeres est prévu. Je trouve bizarre de ne pas voir trop de lumières en y arrivant car en général les contrôles ne sont pas en pleine nature pour pouvoir pointer. A mon avis l'organisateur n'a pas du faire de repérage sur le terrain en mettant le contrôle ici car il n'y a rien. J'ai bien vu une place à demi éclairée mais je me suis retrouvé de suite à la sortie du village. ½ tour pour revenir au centre ville et je vais le tour à pied en cherchant desesperement une boite aux lettre pour poster ma carte à 3h05 (toujours 3h20 d'avance). Je n'en trouverai pas tellement c'est grand et si j'étais passé en plein jour je n'aurai pas pu pointer car il n'y a pas de commerce non plus.

Je mettrais ma carte postale 6km plus loin à Villaines-la-juhel. Il aurait été plus judicieux de faire le contrôle ici car il y a tout. De toute façon à Loupfougeres il n'y avait pas de poste, juste un relais postal, et le tampon faisant fois devait être le bureau de poste voison de Villaines.

A villaines je me perd un peu car la ville est en travaux et ils ont masqué certains panneaux. Je sors donc les photocopies de cartes routières que j'avais préparé pour m'orienter correctement car je n'ai pas envie de m'aventurer n'importe ou en pleine nuit.

C'est reparti et je continue à croiser les concurrents. J'ai de nouveau envie de dormir et je commence à me mettre à la recherche d'un endroit pour me reposer. Pas d'arrêt de bus dans le coin et en arrivant à Fresnay sur Sarthe je vais finalement me mettre à l'écart de la route sur un parking de supermarché adossé au mur. Je me couche à 5h en m'accordant 1h 30 de pause mais au bout d'une heure je n'ai plus envie de dormir. Ce n'est pas que je sois en pleine forme mais j'ai comme des nausées et envie de vomir à force de manger des barres ou des gels. Du coup ne dormant plus je lève le camp vers les 6h en remballant tout l'éclairage car il fait maintenant jour.

Petite photo souvenir de ma chambre

Photo 027

La reprise va être catastrophique pendant quelques kms. Je suis tout d'un coup frigorifié et je claque des dents pendant près de 5 minutes avant que cela ne revienne tout doucement. Il me reste encore 200km à faire et 15h de délai donc cela devrait aller. Moi qui ne déjeune pas d'habitude je rêve au petit déjeuner que je vais prendre un peu plus tard vers Mortagne.

En attendant je me prend pour commencer de longues lignes droites en faut plat,  puis un peu plus loin on va contourner Mamers pour cause de travaux. La feuille de route a changé au dernier moment et je l'ai su la veille au soir alors que je n'avais plus rien pour imprimer mais j'ai pu en récupérer une au départ. On va donc contourner Mamers et les montagnes russes recommencent. En plus pour bien faire le vent vient de se lever et il est de face.

J'en profite tout de même pour prendre une photo afin de montrer à Cricri qu'il y à des moments ou il ne pleut pas ici. Il a en effet habité dans le coin au début de sa carrière et il a du tomber pendant la saison des pluies.

Photo 028

L'approche sur Mortagne devient pénible car cela n'avance pas avec ces montées et ses descentes. Les descentes n'étant pas assez longue pour reprendre le temps perdu en montée et même si je n'ai pas mal aux jambes je commence a être usé.

Ayé je suis quasiment à Mortagnes à moins d'un km et dans une enième cote je vois un participant de l'autre BRM en contresens. Mais oui c'est bien lui je ne reve pas et je m'arrête pour dire bonjour à Jean Louis . On s'échange nos impressions sur les parcours et nos petites galères d'orientation. Pour sa part il a fait plusieurs fois le tour de Senonches pour arriver à repartir par la bonne route et c'est vrai que la route est un peu cachée mais j'avais la chance de connaître le coin. Alors que j'ai tout fait tout seul il a eu un départ plus groupé en restant dans un groupe pendant les 2 premières heures en parcourant 54km avant de les laisser filer pour reprendre un rythme plus raisonnable.

Après ¼ d'heure de pause nous reprenons nos routes respectives et je repointe à Mortagne à la Maison de la presse mais je ne retrouve pas la patronne de la veille mais le patron. Direction le bar à côté pour un grand café avec un croissant et un pain au chocolat. J'ai pointé à 9h45 avec 2h30 d'avance et je repars vers Senonches avec l'inverse de la veille c'est à dire des descentes et puis des montées cette fois. D'un seul coup le compteur se réinitialise tout seul sans que je lui demande rien. En fait je viens de passer les 500km et ces trucs high tech n'ont pas du prévoir que cela pouvait être normal de faire des sortie des plus de 500km.

Photo 030

Je vais de moins en moins vite avec ce relief et l'usure et j'arrive à Senonches pour pointer à 12h25 soit toujours environ 2h30 d'avance. Sur les 40km j'ai du faire du 16 ou 17 de moyenne comme quoi un matelas de temps n'est pas superflu. En repartant de Senonches 2 gars s'arrêtent au bar que je viens de quitter comme quoi il en reste encore quelques un derrière moi. Pour rejoindre chateauneuf en thimarais on ne passe pas comme la veille en forêt mais on fait un détour dans la plaine pour ensuite biffurquer sur une route à la circulation plus prononcée pleine de faux plat en ligne droite et avec le vent dans le nez donc tout ce qu'il faut pour remonter le moral.

A la sortie de Chateauneuf je suis de nouveau pris d'une envie de dormir et comme j'ai du temps je ne vais pas chercher à résister et je cherche un endroit. Avec ce qui est tombé hier il va falloir oublier les fossés. Je me fais doubler par les 2 gars de tout à l'heure mais je ne cherche pas à les suivre car j'ai repéré un petit bois. Cela va être un peu dur d'y amener le vélo mais je ne préfère pas le laisser au bord de la route même attaché et je vais faire un peu de cyclocross le vélo sur le dos. C'est reparti pour une heure de sommeil adossé contre un arbre.

C'est maintenant la dernière étape et il me reste 65km. Je sais maintenant que c'est globalement plat et je vais essayer de remettre un peu de rythme en roulant entre 25 et 30km/h . En fait j'ai remarqué que lorsque je suis seul je me met instinctivement en mode diesel même si je sais que je peux rouler plus vite mais je n'arrive pas à me motiver pour cela alors que lorsque je suis en groupe cela ne me dérange pas de rouler devant. Pour ce 600 je n'ai pas de pb de délai mais je m'aperçois que je n'ai jamais pu prendre beaucoup plus que 3h d'avance sur les contrôles. Pas trop grave sur ce genre de brevet mais pour Paris Brest l'année prochaine si je suis trop limite aux contrôles cela va faire du temps en moins pour dormir et il me faudra plus que 2 fois une heure par tranche de 600km donc je commence à gamberger et je me force à finir en mettant un peu de rythme sur la plaque. En plus j'ai un petit vent de face pour tout arranger et les petits coups de culs à l'approche de Rambouillet vont finir par m'éteindre à petit feu.

Plus que 20 bornes sur des routes connues et il y a longtemps que je ne suis pas passé la à cette saison et la forêt a des couleurs que je ne connaissais pas.

Photo 032

Je vais maintenant tourner à gauche vers Dampierre et je me déporte pour emprunter la portion de route marquée par le haricot. Personne devant personne derrière donc je coup le virage à la corde au ras du terre plein central. D'un seul coup alors que je me remet à droite j'entend un bruit derrière moi et je me retourne. Le BRM a failli s'arrêter la pour moi à 13km de l'arrivée car une voiture arrivant de je ne sais où était en train de me doubler par la droite alors que je me rabattais. A peine le temps de comprendre ce qui c'était passé et le gars était déjà reparti.

L'arrivée se rapproche mais j'ai encore la cote des 17 tournants qui va être bien pénible et bien longue. Il y a bien longtemps que je ne l'ai pas monté aussi lentement et cela sera le même chose à Port Royal 5km plus loin. En plus autant le dimanche matin cette route est sympa en vélo, le dimanche après midi c'est un vrai calvaire car il y a des motos partout faisant un boucan pas possible et en fin d'apm ce sont des files incessantes de voitures.


Il est temps que j'arrive car même si je n'ai pas mal aux jambes je suis usé de partout. Content d'arriver mais quand même un peu inquiet de mon état de forme à mi parcours de Paris Brest Paris. J'arrive à 18h soit 37h (donc 3h d'avance sur le délai) mais comme je suis parti à 5h15 et non 5h cela fait 36h45

 

 

 
Bilan

 

635km au compteur. Un peu de dérive par rapport à la feuille de route et une dizaine de km de rab

Dénivelé : 5591m

KCal: 17677

 

 

Photo 033


Parcours

parcours

Télémétrie

En fait il n'y a pas tout car le programme ne gère pas les sorties de plus de 24h (encore un coup de ces informaticiens )


Telem






 

 

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G


bravo pour le CR.
j'ai l'impression de revivre mon propre parcours.
sauf que je n'ai pas eu plus de 1h30 de marge sur le parcours.
pour le PBP, je note que le temps imparti correspond à 2x600km + 10heures, soit 90 heures. Je me dis que c'est ce temps supplémentaire qui rend la chose réalisable.
pour ma part, j'ai dormi 1 heure à 4:00 à Lassay (devant la mairie), mais avec un vrai sac de couchage.


 



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B


Bonjour Greg et tout d'abord bravo aussi pour ton premier 600.


C'est vrai que j'ai vu entre temps que sur PBP la moyenne n'est pas de 15km/h et que l'on a 10h de plus.


Dommage qu'on n'ai pas pu se croiser au départ, j'ai bien guetté des rubans blancs mais je n'ai rien vu.



O


Bravo, tous tes objectifs de l'année se passent bien... tout roule !!!


 


A Samedi sur l'Ardéchoise. J'espère que tu auras récupéré de ton 600



Répondre
B


Jusque la tout va bien.


A samedi



C


Superbe compte-rendu, avec beaucoup d'humour, pour une splendide balade (si on peut dire)


Bravo bravo



Répondre
B


Tout ça c'est à cause de Cricri et de ces CR.


Au suivant



R


Bravo Bruno, beau récit, tu as dépassé les capacités de ton compteur  (l'un des miens s'est remis à zéro après ...
10 heures de vélo)


 



Répondre
B


Merci


Pour le moment le bonhome a l'air d'avoir des capacités supérieures au compteur en espérant que cela pareil l'année prochaine



C


Salut Bruno et mes plis sincères félicitations.


 


Tu pourras t'enorgueillir d'avoir participé à au moins un brevet 600 et être allé au bout... En plus tu n'as pas été aidé par le temps...


Maintenant, tu connais l'effort qu'il faut faire pour se qualifier... et PBP en lui même n'est pas simplement 2 BRM 600 enchaînés...


 


Bonne récup



Répondre
B


Pour la météo ca allait car on avait que cela n'allait durer qu'au début et qu'on allait retrouver le soleil.


Qu'est ce que tu veux dire avec PBP en lui même n'est pas 2 BRM 600 enchainés