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Le blog de Bruno

Ardéchoise 2007

21 Janvier 2009 , Rédigé par Bruno Publié dans #Cyclosportives

J'avais fini l'édition 2006 frustré de ne pas avoir amélioré mon temps en gérant un peu trop et j'étais bien décidé à tout casser cette année. Vers le mois de mars sur le forum alors que chacun annonçait son parcours et ses objectifs j'ai donc annoncé la couleur. Et vlati pas que l'ami Nainvert me dit que je devrais aller faire un tour sur les Sucs. Il l'avait fait l'année précédente et m'annonce que la boucle n'est pas insurmontable, la seule vraie difficulté se trouvant être le col de l'Ardéchoise. Je répond illico que cela me parait tout de même un peu beaucoup et que j'ai peur de coincer.
Oui mais c'etait trop tard car le mal été fait et l'idée faisait son chemin. J'avais justement fait quelque km avec Nainvert l'année précédente aux alentours du Cheylard. On roulait à peu près à la même vitesse à l'approche de Mezilhac et j'etais ensuite parti devant notamment car il en gardait sous la pédale et il avait réussi à boucler le parcours des Sucs donc il n'y avait pas de raison que je n'y arrive pas surtout qu'il restait du temps pour s'y préparer.
Je me fixais donc 2 tests pour voir avant de me décider. Le premier fin avril était Bagnoles de l'orne-Le mont St Michel-Bagnoles de l'orne. C'est une randonnée cyclotourisme de 220km dont la difficulté se situe notamment sur le parcours du retour constitué d'un enchaînement sans fin de montées et de descentes . Chaque montée ne serait pas bien dure si elle était seule mais arrivé au sommet on plonge dans une cuvette et on devine déjà la montée suivante. Je passais ce premier test sans gros problème et j'enchaînais un mois plus tard avec le deuxième test Paris-Camembert qui est un des classiques dans notre coin. La aussi il s'agit d'une randonnée de 217km dont les difficultés se trouvent sur la fin avec notamment 3 murs à 15% dans les 20 derniers km (les 10 derniers étant en faux plat descendant). Si j'arrive à passer correctement le mur des Champeaux je serai bon pour le service. Le deuxième test est aussi réussi donc c'est décidé je me lancerai sur les Sucs.
Mis à part ces 2 tests la préparation est faite de sorties dominicales et cette année là j'ai une super forme. Je ne sais pas si c'est l'enchaînement des saisons, moi qui progresse, les autres qui régressent ou  vraisemblablement un peu de tout ça. Sur les premières sorties de Juin je ressens à partir de 80km un petit chatouillement au genou droit mais comme sur ces sorties la on a roulé comme des malades à près de 30km/h de moyenne (ce qui m'arrive en gros une ou deux fois par an) je ne m'inquiète pas trop.

Sur l'ardéchoise je ne serai pas le seul de mon club car un collègue s'est inscrit. Son frère, du club voisin, y est abonné depuis plusieurs années et il a réussi à le décider à s'inscrire. Comme ils sont inscrits en cyclosportifs
il vont partir devant moi  avec des dossards prioritaires et je ne sais pas si je les verrai car vu le nombre c'est pas évident de trouver un cyclo connu sur l'ardechoise à moins de tomber dessus par hasard. Une année dans St Agrève quelqu'un m'a dit bonjour en me mettant la main sur l'épaule et c'etait justement le frère de mon copian de club.

Au niveau hébergement je vais devoir changer car lorsque j'ai voulu réserver au mois de novembre la patronne m'a dit qu'ils allaient vendre l'hôtel mais quelle donnerait tout de même mon inscription aux repreneurs. Je les ai donc appelé début janvier pour confirmer mais ils étaient en plein travaux et ils m'ont dit de rappeler vers la fin du mois mais qu'il prenaient ma réservation. Lorsque j'ai rappelé debut février comme convenu j'ai eu la mauvaise nouvelle d'apprendre que finalement ils avaient donné ma réservation à quelqu'un d'autre qui réservait avec un groupe

J'ai donc du me trouver autre chose en cherchant plus longtemps car à cette époque pas mal de places sont déjà réservées.

C'est parti, comme d'hab je veux attaquer le buisson tranquille mais cette année j'y arrive pas. En remontant les paquets sur la gauche de la route j'en rajoute un peu trop. En fait je n'aime pas trop rester derrière un groupe qui me cache la visibilité et qui est en dessous de mon rythme de croisière donc je veux le doubler en accélérant un peu pour passer plus vite mais un nouveau groupe apparaît et ainsi de suite. Je serai vite rappelé à l'ordre de ce départ trop rapide.
A Pailharès je vois dans le virage le frère de mon copain de club qui m'indique qu'il est un peu plus haut et qu'il attendra au sommet. Pour sa part il est avec un collègue de son club, son beau frère, et ils attendent un autre gars de leur club qui partait après. Je retrouve mon copain qui s'était arrêté juste avant la descente sur Nozières et je m'arrête pour attendre les autres. On roulera ainsi à cinq jusqu'au Gerbier et mis à part les quelques milliers de cyclos qui nous entourent je vois les mêmes maillots que chaque dimanche.
Par rapport à mes éditions solitaires le rythme n'est pas le même et les arrêts sont un peu plus long aux différents ravitos. Sinon les jambes vont bien et je gère tranquillement. Dans Mézilhac je passe de la première position que j'avais prise en brulant un ravito à la dernière mais j'en reprend quelques un dans le dernier km. A quelques km du sommet le chatouillement au genou me reprend mais cela va mieux après avoir enlevé une dent.
Au gerbier nos routes se séparent après une pause photo.






Je pars sur les Sucs avec le frère de mon copain de club et son beau frère, les deux autres plongeront dans la descente et rallieront l'arrivée plus ou moins tranquillement. Mon copain en a bavé et il a eu la mauvaise idée de crever dans le passage à 15% du buisson.
Depuis que je fais l'ardéchoise je n'ai jamais vu aussi peu de monde sur la route, nous sommes tous les 3 et pas un vélo dans les parages. Nous craquons tous pour le paysage de cette boucle qui vaut absolument le détour. Au niveau difficulté c'est tranquille, ça monte et ça descend mais pas longtemps et pas bien fort. Par contre le vent est de la partie et comme nous sommes sur les crêtes les abris sont rares. Mais comme on tourne souvent on l'a parfois dans le dos parfois dans le nez.
Le chatouillement au genou me gène de plus en plus depuis quelques km mais il disparaît dès que je me met en danseuse. On retrouve quelques cyclos et arrivé au pied de la dernière difficulté avant de plonger sur Chanéac un groupe de costaud nous rattrape au pied de la montée du col du Viallard. Dans le virage en épingle à 200m du ravito du sommet je suis tout seul et un gamin est planté la. Comme il voit que je peine un peu il me lance que les premiers sont passés depuis 6h du matin alors qu'il doit être 13h. "Sale gosse!"
Nous plongeons vers Chanéac dans une superbe descente avec un route très étroite la paroi sur la gauche et une marche de quelques centaines de mètre sur la droite. Déjà que je suis pas très bon et pas très casse coup en descente je vais pas trop attaquer dans celle la et laisser faire la gravité mais un de mes 2 compagnons descend aussi "bien" que moi. On se regroupe en bas et nous attaquons les premiers km du col de l'ardechoise.

C'est à ce moment là que le chatouillement  au genou se transforme en douleur. Je pourrais juste prévenir mes camarades à la faveur du contrôle ravitaillement de Chanéac 300m plus haut lorsqu'ils feront le plein des bidons. Je leur dit de partir et que je vais me rentrer comme je peux. Après le village la douleur se transforme en une douleur vive et aigue dès que j'essaie de me mettre en danseuse.
La veille à l'hôtel en regardant un dépliant de l'organisation j'avais noté que ce col faisait environ 10km avec des passages à 10%. J'avais aussi lu sur ce dépliant tout à fait par hazard qu'il y avait des points de ramassage pour les abandons dans certains villages et le prochain me concernant serait à St Martial après la descente. Je ne sais pas si c'etait une prémonition mais les autres années je n'avais pas lu avec attention ces aspects la.
Je met rapidement tout à gauche avec le triple en réserve et je refait une tentative en danseuse. Le verdict tombe immédiatement et je met de suite le triple plateau.
Je vais monter assis en appuyant uniquement de la jambe gauche tellement je suis costaud. J'améliore même la technique et j'arrive à me servir un peu de la jambe droite dans la phase de remontée. Les 10km vont me paraître bien longs. Vers la fin le pourcentage baisse et je fais une pause étirement qui ne changera ps grand chose. je me range pour laisser passer des groupes de cyclos et je repars. J'arrive enfin en haut et au sommet u ngars qui me double dit en passant "Putain il a fait mal celui la !" il ne croit pas si bien dire. Petite pause au village de Borée et je choisi de descendre attendre le camion balai à St Martial (de toute façon je vois pas de point de rassemblement ici) Au pied de la descente il reste encore 1km500 avant St Martial et cela remonte. J'avais refroidi dans la descente en ne donnant aucun coup de pédale et le petit coup de cul s'avère pénible pour ma jambe gauche.
J'arrive au point de rassemblement vers 15h30 et le camion balai doit passer à partir de 16h. Je retrouve 2 autres cyclos dont un attend depuis 6h du matin. Il était parti sur 2 jours et il a cassé son dérailleur la veille au soir. Le problème c'est qu'il n'a pas pu être dépanné et il a du attendre toute la journée que la route se dégage pour laisser le passage au car de ramassage.

Là je vais voir un autre visage de l'organisation. Un gars en face de nous est avec un takywalkie et il "pilote" les chauffeurs de cars qui sont basés au gerbier en attendant que la route se dégage. Il a envoyé depuis un certain temps un espece de minibus avec une remorque sur la boucle des Sucs car le grand car ne passe pas mais il essaye de savoir combien d'éclopés sont en rade au village de Borée pour ne laisser personne en route.
Les cars arrivent enfin et vont manoeuvrer un peu plus loin car il leur est impossible de passer le virage en épingle dans le village. On monte dans le premier en partance qui s'élance à 16h30. On fait une première halte à St martin ou on récupère 2 ou 3 éclopés dont un qui a un pb au genou comme moi. En racontant mon aventure sur le forum il s'avère que les amis Ard et valex étaient à une terasse en train de manger un sandwich juste devant lui et sur le coup ils ont crus que c'etait moi qui avait le pb au genou à St Martin (mais moi c'etait à Saint martial). On doubleras d'ailleurs les 2 lascars dans la montée .
Nos rentrons en passant par Lallouvesc et nous avons un superbe vue sur le plateau du vercors. En regardant par la fenêtre j'ai aussi une super vue sur un immense précipice et par moment j'ai l'impression que les roues sont à moitié dans le vide mais le chauffeur n'est pas plus affolé que cela et il maitrise la situation.
Nous arrivons à St Felicien vers 19h30 et nous sommes le premier des cars balais. Ce jour la je comprend mieux l'utilité des blocages de routes à partir d'une certaine heure car les bénévoles sont au taf depuis 6h et il y a encore du monde derrière nous.
La journée est finie et bien que j'ai tout de même fait 150km il me manque quelque chose. Je sais que je n'aurais pas pu finir dans mon état car il me restait encore 70km dont 3 cols mais j'ai les boules de pas avoir bouclé le parcours surtout que j'avais de super jambes.
Il faudra donc que j'y revienne
 
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N

content de voir que c'est moi qui t'ai décidé à partir sur les sucs, mais tu as un peu du me maudire vu la galère
heureusement que l'année suivante a été meilleure


Répondre
B

Je ne t'ai pas maudit car tu n'y étais pour rien dans le mal de genou.
En fait cela était du au changement de vélo 8 mois plus tôt. Je devais avoirun très leger mauvais réglage d'une cale et au bout de quelques mois ainsi ca c'est déclaré. je m'en suis aperçu car
l'année d'après j'ai ressenti les mêmes débuts de symptomes à la même époque. A force de chercher d'ou cela pouvait venir j'ai changé les chaussures et les cales en fin d'année dernière et je n'ai
plus eu aucun pb.

Par contre je risque de te maudire l'année prochaine car une des raisons pour lesquelles je vais m'attaquer à la baricaude est que tu as réussi à boucler le parcours donc il va bien falloir que je
le fasse aussi comme on roule à peu près à la même allure