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Le blog de Bruno

Nuit de folie sur la sainte

7 Décembre 2016 , Rédigé par Bruno Publié dans #course à pied

Aujourd’hui cela ne sera pas un cr d’un 200km mais seulement 72 avec environ 1700m de dénivelé positif et 2700 de dénivelé négatif. Donc en gros une petite sortie globalement en descente à première vue. 

Mais comme c’était de nuit en alternant les potions bitumées et des chemins les vélos n’ont pas voulu y aller et comme j’avais payé l’inscription je suis allé faire la ballade avec mes chaussures en essayant de courir. 

C’est en effet le premier week end de décembre et depuis plus de 60 ans cette nuit correspond à une migration annuelle de bipèdes ayant le cerveau un peu dérangé. 

Cricri, en bon lyonnais aimant St Etienne, voit cela comme une expérience scientifique consistant à enfermer 10 000 personnes dans une salle stéphanoise et à ouvrir les portes vers minuit pour voir ce qui se passe. Et chaque année c’est pareil on les retrouve tous à Lyon le lendemain matin. Pour ne pas faire de jaloux on pourrait quand même ajouter qu’ils ont tous et toutes le sourire à St Etienne et une sale gueule de l’autre côté du rhône. 

Bien qu’ayant le cerveau en parfait état de fonctionnement j’ai décidé de tenter l’expérience cette année. En 2013 je l’avais fait en relais à 4 avec la bande à Nainvert en assurant le dernier relais d’un peu plus de 20km. Comme j’avais été un peu frustré en trouvant cela trop court en 2014 j’avais augmenté la distance en faisant les 44km de la SainteExpress. A l’arrivée je n’étais plus frustré et j’ai trouvé que cette distance était amplement suffisante. Mais comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis 2 à 3 heures après mon arrivée j’ai décidé de m’y lancer. C’est que pendant ce temps là j’attendais Nainvert qui faisait le grand parcours et comme je n’arrivais pas à trouver une position confortable pour dormir dans les gradins du palais des sports de Gerland je regardais les participants en finir. Et à chaque arrivée c’était un instant d’émotion avec un sourire illuminant la sale gueule plus on moins fatiguée qui arrivait. Comme j’avais du l’écrire à l’époque c’est un peu comme à l’arrivée de PBP ou tout le monde est content d’en voir fini, certains ne voulant plus en entendre parler et le lendemain commencent à regarder le calendrier de la prochaine édition.  

Donc comme j’avais décidé en 2014 de m’y lancer en toute logique je ne l’ai pas fait en 2015. Mais c’était dans ma logique à moi car pour avoir plus d’expérience en gestion de longue distance je m’étais lancé dans le marathon du Beaujolais.  

Donc cette année je me suis inscrit et j’ai commencé l’entrainement en mode bipède au mois d’aout en délaissant petit à petit le vélo. Mais pas totalement quand même car j’ai quand même besoin d’un peu de vélo pour maintenir mon équilibre mental. 

On avait prévu de partir ensemble avec Nainvert qui devait m’accueillir mais des contraintes logistiques se sont invitées au dernier moment. Je me suis donc rabattu sur une solution de repris lyonnaise en me faisant inviter chez Cricri. Et comme il était disponible il a de suite accepté. Du coup je le verrai quand même cette année car cela n’avait pas pu se faire au mois de juin suite à mon retour anticipé de l’ardéchoise. 

Il me récupérera à la gare de Lyon pour m’emmener à la halle Tony Garnier, bon là il y fallu que je lui dise qu’on était arrivé car sinon il m’emmenait à Gerland, Puisrécupération du paquetage

 

avant de commencer la préparation par un peu d’hydratation

du manger solide et une bonne sieste dans l’après midi. 

Vers 18h je suis dans la navette direction Saint Etienne où j’arrive un peu plus d’une heure après pour le début de l’attente. Arrivé dans le parc des expositions certains font la queue je ne sais pas pourquoi d’autres du camping au milieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Pour ma part je vais m’installer dans les gradins. A la longue la position assise n’est pas hyper confortable et la solution camping au milieu aurait été plus adaptée. Mais comme je n’ai pas de duvet ni de carton pour m’isoler du bitume je ne pourrais pas aller m’y allonger. Au bout d’un moment je commence à comprendre pourquoi les gens font la queue. C’est pour la pasta party. J’attendrai qu’elle soit encore plus longue pour commencer à avoir envie d’y aller mais j’hésite. Pas mal de monde est arrivé. D’une part si je vais à la chasse je vais perdre ma place et d’autre part je ne sais pas comment mon estomac et mes intestins vont réagir si je vais manger un plat de pâtes maintenant donc je vais m’abstenir.  

J’échange quelques sms avec Nainvert qui n’est pas encore sur place mais quand il arrivera on ne pourra malheureusement pas se croiser. 

Le départ se fait traditionnellement à minuit où tout le monde est lâché en même temps. Mais cette année un système de vague est mise en place avec des départs toutes les 10 min la première partant à 23h40. Le but est de fluidifier pour éviter l’effet entonnoir lorsqu’on passera des grandes avenues du départ à un chemin étroit. Comme lors de l’inscription j’ai oublié de demander un départ avec les élites, je sais c’est ballot, je ne vais pas pouvoir partir tout devant. Et comme je suis joueur je reste un peu plus longtemps à l’intérieur et je ne pourrai donc pas partir dans la première vague. Pas grave je les rattraperai en route. 

Lorsque j’arrive dans la zone de départ la ligne n’apparait pas bien loin mais je ne partirai que dans la quatrième vague à 0h10. Pas trop froid en attendant car on adopte la technique des pingouins en étant serré les uns contre les autres. 

Un peu avant l’heure H le speaker est obligé de rappeler à l’ordre les élites pour qu’ils rejoignent le sas car ils sont encore à l’échauffement. C’est vrai que j’ai zappé l’échauffement et je suis parti direct. 

J’ai récupéré une photo sur un supplément de journal qui nous a été envoyé après l’épreuve, ben oui car s’ils l’avaient envoyé avant il n’y aurai pas eu de photo du départ, et on peut voir que sur la première vague ils ont l’air motivés. 

Pour nous cela sera plus calme. J’avais peur de partir trop vite à l’insu de mon plein gré mais finalement tout le monde y va tranquille. Je ne pourrai cependant pas vous dire sur quelles bases je suis parti car la montre va faire sa feignasse. Dès que je l’ai allumé elle m’a dit que la batterie était faible et elle s’est éteinte avant le départ. Je l’avais pourtant rechargé dans la semaine. Je ne sais pas s’il y a eu un faux contact ou autre chose mais elle m’avait déjà fait le même coup il y a 2 mois. Juste après la recharge elle s’était retrouvée sans énergie. 

Les premiers kms sont tranquilles sur une terrain plein dans des larges avenues. 

Premières photos avec un œil vif et une foulée alerte. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après un peu plus de 5km le profil va commencer à changer dans un premier temps toujours sur route puis rapidement dans les chemins. J’avais peur de ne pas assez gérer au début mais finalement je ne m’emballe pas dès que cela monte. C’est d’autant plus facile que les chemins sont étroits et comme on est encore nombreux cela bouchonne un peu. Du coup je commence à douter sur ma capacité à aller reprendre les premiers. 

A un moment sur un faux plat descendant sur route j’ai l’impression que cela glisse un peu. Mes chaussures de trail accrochent bien sur la terre mais pas vraiment sur le goudron un peu humide. Je l’avais remarqué il y a une dizaine de jours quand j’avais failli me vautrer mais c’est vrai qu’à ce moment j’avais pas mal accéléré et une fois que je suis lancé à pleine vitesse il me faut une distance de freinage importante. 

Un peu plus loin sur un chemin en terre en légère descente je suis sur la droite et il y a une personne qui bouchonne devant moi. Donc je déboite dans l’aspiration pour aller doubler au milieu du chemin.  

Et là je sens le pied qui commence à glisser tout seul comme si j’étais sur une piste de ski 

M’enfin. 

Me voyant mal embarqué et ne voulant pas faire une figure de style trop périlleuse je me laisse tomber sur le côté et une fois au sol je fais un tonneau avant de me stabiliser. Tout à l’air en place et je rassure les participants venant aux nouvelles puis je me relève pour me remettre derrière la personne que je tentais de doubler. Je ne bougerai plus jusqu’à la fin de cette descente en restant sur le bord où cela accroche. Je n’ai pas l’impression qu’il fasse si froid que cela mais maintenant que je sais que cela glisse je vais redouter toutes les descentes sur goudron. Déjà que je ne descends pas très vite car sur les descentes techniques j’ai peur d’y laisser une cheville je risque encore de prendre du retard sur les premiers. 

On approche du premier ravito et je reconnais l’endroit pour y avoir attendu notre première relayeuse en 2013. Je ne sais pas si cela est du aux vagues de départ mais j’ai l’impression que c’est moins le bordel que la dernière fois où cela n’était pas évident de repérer son relayeur dans la foule. Je me rappelle qu’il y avait un gars qui pendant près d’un quart d’heure criait le nom de la personne qu’il recherchait désespérément et lorsqu’ils se sont enfin retrouvés il y a eu une salve d’applaudissements. 

L’approche du ravito est hyper glissante et tout le monde fait gaffe. Pour la première et dernière fois je boirais un verre de thé chaud. En fait cela m’a donné vachement soif par la suite.

C’est reparti toujours en mode gestion. En fait la longue distance c’est facile. Il suffit de se mettre en mode feignasse en évitant tout effort superflu et comme en vélo je maitrise le mode feignasse. 

La portion suivante sera plus vallonnée. Je vais encore perdre un peu de temps sur les premiers pour changer les piles de la frontale qui n’éclaire plus aussi bien qu’au début. Et comme j’aime bien mes chevilles je préfère mettre le mode pleine puissance dans les descentes. J’avais prévu le coup avec des piles en réserve et une autre frontale toute neuve. Par contre j’ai mal choisi cette autre frontale qui n’éclaire pas assez. Elle pourra dépanner pour les nuits en vélo afin d’éclairer la carte de route et le GPS. 

Les lumières de St Catherine se présentent et le prochain ravito est en vue. Cette fois ci j’ai du carburer au coca. 

Quelques kms après j’ai cru que tout allait s’arrêter. D’un seul coup une grosse douleur à la cuisse gauche et la jambe toute raide. Arrêt instantané pour analyser la situation. De toute façon à ce moment il m’est impossible de courir. N’ayant pas trop d’expérience en ce domaine et n’étant pas pressé d’en avoir je ne sais pas si c’est un claquage ou une élongation ou autre chose. Le prochain ravito avec des cars de rapatriement est à environ 12km devant ou alors revenir à St Catherine en contresens. 

Je décide de marcher un peu. Un peu plus loin cela à l’air d’aller mieux donc je tente de trottiner pour voir ce que cela donne et ça à l’air de tenir. Ce ne devait être qu’une crampe et c’est retombé en état de fonctionnement. J’avais bien eu quelques crampes de temps en temps en vélo ou dans un fauteuil après une grosse sortie mais jamais de façon aussi violente et si soudaine. 

On arrive vers le 30eme km et on va attaquer le bois d’arfeuille. J’avais bien vu que l’organisation en parlait mais ne connaissant pas du tout le coin je n’y avais pas prêté attention car je ne pourrais pas reconnaitre ce bois parmi d’autres dans la nuit. 

Mais Cricri m’en a reparlé ce midi et m’a fait une description assez claire du secteur en me garantissant sue je reconnaitrais l’endroit. 

En fait ce n’est pas le bois d’arfeuille qui sera reconnaissable. La bonne nouvelle des organisateurs c’est qu’il est en descente cette année et avec toutes les descentes techniques rien de plus à signaler. 

La surprise des organisateurs se situe juste après. En gros 700m de montée et 200m de Dn donc à peu près du 20%. C’est un peu comme un escalier assez raide mais sans les marches. 

http://www.leprogres.fr/sports/2016/12/01/retour-au-bois-d-arfeuille

J’ai effectivement reconnu l’endroit assez rapidement. 

Et après une centaine de mètres nouvel arrêt au stand avec 2 crampes fulgurantes. Une sur chaque jambe au même endroit. Je ne savais pas qu’il y avait un muscle devant le tibia et sur ce profil il est hyper sollicité donc ils m’ont fait le coup de la grève surprise. Refus catégorique de leur part de faire un mètre de plus vu les conditions de travail du terrain. Il a fallu négocier un moment et j’ai choisi d’y aller en force. Ok vous ne voulez pas monter plus haut alors on redescend mais dans ce cas il faudra remonter le bois d’arfeuille car on est au fond du trou et il va bien falloir en sortir. Que fait on? Du coup ils ont obtempéré pour une reprise du service dans un premier temps en douceur et finalement normalement. Ces feignasses ne m’ont plus posé aucun problème par la suite. 

La montée se fera finalement relativement bien. C’est le genre d’effort que j’aime bien en fait. 

Je ne sais pas si les VTTs qui ouvrent la route aux premiers font tout le parcours mais j’aurai bien voulu les voir dans ce passage car avec le vtts sur le dos et les furieux qui klaxonnent derrière pour vouloir passer cela devait valoir le coup. 

Contrairement aux autres secteurs au sommet personne ne relance de suite en courant à cet endroit. 

Le plus dur est fait et si on n’est pas encore à la moitié on a atteint le point culminant donc maintenant ça descend.  

Quelques kms plus loin il y aura un bouchon avec un virage en épingle suivi d’une portion ou l’on est obligé de passer un par un. A gauche un talus et à droite une marche d’une dizaine de mètres donnant sur un champ. Je profite de l’arrêt pour manger et boire mais je ne peux pas boire. J’ai beau aspirer sur le tuyau du camelback l’eau ne remonte pas. La réserve était encore à moitié pleine, ou à moitié vide je ne sais plus trop, mais je n’arrive pas à aspirer. Du coup je serai obligé de bien me charger en faisant le plein au prochain ravito quelques kms après. 

Ce ravito est à peu près à mi-parcours et j’y arrive vers 5h. C’est à peu près à cette heure-ci que les premiers en terminent. A partir de maintenant je vais carburer à la soupe. Ce n’est pas trop pour me réchauffer car je dois être un des seuls à avoir trop chaud depuis le départ mais la soupe passe bien et réhydrate aussi. 

Nouveau changement de pile préventif cette fois ci. 

Cette portion depuis St catherine n’a pas été effectuée très vite à cause des talus techniques dans les 2 sens. En analysant les données de l’organisation le classement est resté stable sur cette portion. Comme on ne peut pas trop se doubler tout le monde va à la même allure.  

En fait il y avait 3 types de descentes. Sur le bitume mais pas trop sur cette portion, des descentes pentues avec des racines et des cailloux un peu partout et d’autres avec plein de boue au milieu. Sur ces dernières descentes je gagnais plein de place car pas mal de participants restaient sur les côtés en faisant attention ou mettre les pieds alors que je me mettais au milieu en mode thalasso. De toute façon on fini complètement maculé donc autant y aller franco. Par contre ce n’est pas l’endroit où il faut se vautrer. 

Maintenant que j’ai fini l’échauffement je vais me sentir hyper bien dans le tronçon suivant menant à Soucieux. C’est moins technique et le type de profil me convient mieux. Plus on avance mieux je suis et par moment il faut que je me calme car il reste encore de la route. Tout ira bien jusqu’à un km du ravito ou la jambe gauche me refait le coup de la crampe fulgurante mais maintenant je connais. Je m’arrête pour la laisser passer et je rentre dans le camelback les trucs qui ne me servent plus à rien comme la frontale. Je repars d’abord en marchant puis en mode tranquillou jusqu’au ravito où une bonne soupe m’attend. Comme on revient dans des zones plus urbaines je rallume le portable pour avertir Cricri que je suis ici. Il m’avait demandé de l’avertir au dernier ravito mais j’ai préféré avant pour qu’il ne soit pas surpris au dernier moment. Par contre j’apprends l’abandon de Nainvert qui a arrêté à St Catherine à cause d’un adducteur récalcitrant qui lui avait déjà fait le coup il y à 2 ans. 

C’est reparti pour un semi marathon du dimanche matin. 

Le moment d’euphorie est passé et je repars moins vite. D’une part les jambes répondent moins bien d’un seul coup et je ne veux pas tout envoyer pour ne pas faire revenir les crampes. Et même si j’ai l’impression de ne pas avancer je suis surpris d’arriver aussi vite au prochain ravito en ayant fait les 10km en 1h10 environ malgré quelques talus. Lorsqu’on est passé devant le panneau indiquant l’arrivée à 15km j’ai indiqué à une participante à côté de moi que dans une heure on était arrivé et elle a acquiescé comme quoi on est encore hyper lucides. 

Dernière soupe et un dernier gel pour finir d’alléger le camelback. Je repréviens Cricri pour qu’il ne soit pas à la bourre à l’arrivée et qu’il prépare la bière car je risque d’avoir soif. 

Dernière portion avec un petit talus au milieu. De ma mémoire à moi la côte de Beaunant arrivait peu après le ravito mais plus on avance et elle n’est toujours pas là. Je commence à me demander si on ne l’a pas passé et que je ne l’ai même pas remarqué tellement je monte de mieux en mieux ou alors peut être qu’on va y échapper cette année. Mais on attaque enfin la descente le long des restes de l’aqueduc et je n’aime pas cette descente non plus. Trop pentue pour moi et cela me fait mal aux pieds. On est enfin au fond du trou pour remonter par l’autre versant avec le talus aux alentours de 20%. C’est donc la troisième fois que j’y passe et elle me plait toujours autant même avec près de 65km dans les jambes. Je dois être un des seuls à aimer cet endroit. Lorsqu’on tournera à droite pour un petit replat je vais même me remettre à courir. Puis on descend dans le parc comme il y a 2 ans et je sais ce qu’il y aura au bout. Par contre comme maintenant il fait jour je vois qu’on traverse un parc d’accrobranche malheureusement fermé. Dommage j’aurai bien fait un essai histoire de me finir les jambes. 

Une fois au fond on repars sur une belle montée. La dernière fois j’avais dit même pas mal et aujourd’hui toujours pas mal. Plus que 4km et j’appelle Cricri car j’ai du mal à taper le sms en montant. Il me dit qu’il sera surement à la bourre. 

En arrivant de jour on a une super vue sur la Saône et le musée des confluences. Un petit bout d’autoroute et on traverse le Rhône en faisant attention aux enfants à vélo allant dans tous les sens. 

Tout plein de monde pour les derniers encouragements. Du coup j’y vais maintenant à fond sans aucun problème. Vers la sortie du pont je vois une famille sur la gauche et je leur demande s’il y en a qui ont déjà terminé ? 

Les photographes sont de retour et la foulée est un peu moins alerte. L’œil est un peu embué par l’émotion d’en finir puis la halle Tony Garnier se présente et je franchis l’arche 10h39’39 » après le portique du départ. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une minute après je reçois un sms de Valex m’indiquant que c’est dans la poche. Je ne sais si tenu au courant pas Cricri il se doutait de mon heure d’arrivée ou si le site de suivi était déjà à jour. Il va peut-être falloir que je me crée un compte sur la face du bouc pour savoir le mal qu’ils peuvent dire sur moi.  

Récupération du maillot de finisher hyper important ici. Le speaker est en train d’annoncer que le gagnant a oublié de récupérer le sien et il a demandé s’il pouvait en avoir un.  

Vers 11h je vais recevoir un sms de Cricri indiquant qu’il part de chez lui. Il devrait en effet être à la bourre. 

Du coup j’ai le temps d’aller à la douche mais il faut d’abord récupérer le sac. Comme j’ai un doute je dois vérifier un truc avant d’aller à la douche mais il faut poser le sac quelque part. Et ici c’est comme à l’arrivée du marathon du beaujolais l’an dernier car le sol est plus bas qu’ailleurs et si je pose le sac par terre pour aller chercher au fond je vais avoir du mal à remonter. Je vise un coin avec une table bienvenue. Il manquera juste un banc ou une chaise. Mon doute est leéve et je n’ai effectivement pas pris de serviette donc la douche attendra. Je vais quand même me changer pour ne pas pourrir la voiture de Cricri. Pour le haut du corps cela ira mais quand il faudra changer les chaussettes et les chaussures cela va gravement se compliquer. 

Maintenant il n’y a plus qu’à attendre Cricri et je repère un mur accueillant à côté de l’écran géant. Je m’affale par terre contre le mur en espérant que Cricri m’aidera à me relever le moment venu. 

Lorsque Cricri arrivera je vais tenter de lui expliquer que je suis de l’autre côté de l’écran géant qui avait 2 faces mais il n’arrivera pas à comprendre et je vais finalement être obligé d’aller le récupérer. Du coup il a attendu un peu plus longtemps le temps que je me relève. 

En fait il s’était positionné pas loin du bar. J’avais bien vu passer des verres de bières lorsque j’étais contre mon mur mais il aurait fallu se lever pour aller les chercher donc j’ai attendu un livreur.

Un grand merci à l’organisation et à tous les bénévoles qui passent la nuit dehors surement à se geler pendant qu’on s’amuse de notre côté. 

Merci aussi à Cricri pour l’hébergement.

A l’heure où j’écris le compte rendu je suis étonné de la récupération. Il y a 2 ans après la saintexpress je ne pouvais pas marcher normalement pendant 2 jours et la descente des escaliers était un calvaire. En plus comme je suis joueur j’habite au 4eme étage sans ascenseur et j’ai choisi exprès ce type d’appart. 

L’an dernier après le marathon je n’avais pas eu de problème et pareil cette année. Le lundi j’étais en RTT et les premiers mètres entre le fauteuil et le frigo ou sont stockés les bières étaient un peu pénibles mais lorsque je suis sorti j’aurai pu descendre les escaliers en courant 

Je vais maintenant reprendre le vélo car ils commencent à s’impatienter mais les chaussures devraient reprendre du service au plus tard début janvier car j’ai peut être quelque chose en vue pour 2017. 

Télémétrie

Nuit de folie sur la sainte
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K
super Bruno beau parcours et difficile , BRAVO
cette course c'est un phénomène, ton récit donne envie, Gaston la gaffe a encore frappé je comprends pourquoi tu as mis son image MDR, quand je faisais les longues distances début des années 80 nous étions peu nombreux, depuis cette époque je n'ai fait que quelques footings , alors le marathon de Paris sera mon challenge pour les 60 ans le jour de mon anniversaire, mais ce sera à allure très très cool
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B
Merci kiki
C
purée... je peux plus t'appeler la feignasse maintenant... Une superbe course pour toi et je vois que tu as récupéré les photos ;-) En tout cas suis heureux d'avoir pu te revoir et te suivre... une passion... ça m'a redonné envie.
Répondre
B
C'est aussi un peu à cause de toi, du nain et du valex à force d'en entendre parler sur le forum.
Si cela t'a redonné envie tu la refais en 2017?