Ardéchoise 2009- Les hautes terres (premier jour)
AYE le principal objectif de l'année pour lequel je me prépare depuis début novembre est arrivé. L'heure de l'ardéchoise a sonné.
Pour cette édition 2009 je vais étrenner mon premier parcours en 2 jours et j'ai choisi le circuit des hautes terres soit environ 343 km et 6600 m de dénivelé.
Cette année j'arrive tard à St Felicien vers 7h et la foule est moins importante que le samedi matin. Je choisis quasiment le dernier parking avant le village comme ca au retour j'aurais moins à remonter
. Il ne fait pas encore trop chaud car le soleil commence tout juste à sortir et j'attend la dernière minute pour retirer le survetement et me mettre tout en court. Je charge les poches de victuailles ainsi que la sacoche de selle dans laquelle je met le coupe vent au cas ou bien que pour le moment il ne sert pas a grand chose a part m'encombrer. Mais bon peut être que je serais content de l'avoir demain matin la haut sur le plateau.
Pour ne pas perdre les bonnes habitudes je m'arrête au centre du village pour un dernier café avant de m'élancer.
Je coupe la ligne à 7h31min15s (dixit le diplôme).
Je n'ai jamais vu aussi peut de monde sur le buisson et pour une fois je vais pouvoir le monter régulièrement. Sur un jour, bien que je le monte tranquille pour m'échauffer, je suis toujours en train de mettre quelques a coups pour doubler un petit groupe puis pour me rabattre afin de laisser la voie de gauche libre aux cyclos qui veulent faire leur chrono. la je monte tranquille et j'ai pas grand monde a doubler car les groupes sont plus espacés. Lorsque je lève la tête pour voir le sommet j'ai du mal a me repérer car je ne vois pas de file de cycliste ininterrompue.
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Au sommet la presse est déjà à m'attendre.
Un peu de plat et la descente sur Nozières se présente. Elle commence par de longues enfilades ou il n'y a pas besoin de freiner et on prend tout de suite de la vitesse. Enfin ca c'est pour les autres mais pas pour moi car comme d'hab dès que j'atteins les 60km/h je commence a toucher les freins pour me ralentir un peu car plus ca va et plus j'ai peur de faire un mauvais mouvement et de me mettre par terre
Faut croire qu'il y a pire descendeur que moi car j'arrive sur un groupe qui bouchonne en bloquant les voitures. A cet endroit la descente devient un peu plus technique et elle me convient mieux car je passe tout le monde (prudemment tout de même) et sur la suite de la descente je serais beaucoup mieux
A Lamastre premier bouchon de cyclo qui cehrchent leur route ce qui n'arrive pas sur un jour ou tout le monde n'a qu'a suivre le flot.
Le col des Nonières se monte très bien et les jambes sont au rendes vous.
Sur la descente après je roule aussi mieux et j'attaque un peu surout sur la première portion. Sur la deuxième il faut pédaler et tirer du braquet pour avancer et dans ces portions je me met instinctivement en mode diesel bien que j'ai essayé de travailler la puissance un peu plus cette année. Mais sur les cyclos je me suis souvent aperçu que j'étais à la ramasse sur ce genre de portions . C'est pas bien grave je suis pas pressé et je les reprendrai lorsque la route s'élèvera.
Le col de Mezilhac se présente avec dans un premier temps ses faux plats surplombant la rivière avec quelques cascades. Je sors l'appareil photo de ma poche pour la première fois de la journée.

Sur deux jours je suis pas pressé et je devrais pouvoir en prendre pas mal pour étayer l'article.
A Sardiges la vraie montée commence et tout va bien pour moi. On arrive aux lacets et je tente une photo à la volée sur le vélo. Je vais trop vite car le temps que l'appareil soit près pour le clic clac le point de vue a changé et un arbre me bouche la vue donc je rentre l'appareil dans la poche. Je m'arrête au lacet pour en prendre tranquillement et l'appareil se met en grève
Je sais pas si c'est les piles ou la transpiration dans la poche mais il ne veut plus s'allumer. Il m'avait déjà fait le coup cet hiver pour se remettre à marcher tout seul en fin de sortie donc peut être que j'aurai de la chance cette fois ci.
Je repars et j'arrive au col frais comme un gardon. La préparation a du payer car quasiment la première fois fois que j'y arrive ainsi sans aucun coup de moins bien dans le col ou dans les faux plats d'approche.
Le vendredi le ravitaillement est moins impressionnant que le samedi mais il est tout de même la et le saucisson m'attend. Je commence a me servir et je prend un bout de pain prédécoupé pour me faire un sandwich. C'est à cet instant que la bénévole devant moi me signale que c'est payant en me montrant le panneau que j'avais pas vu
L'habitude du samedi ou c'est en libre service et je m'étais emballé un peu trop vite. Mais je ne vais tout de même pas laisser ce saucisson tout seul et je décide de commencer à manger ici
Après une pause casse croûte je pars dans la descente et je commence maintenant mes routes inconnues. Au début de la descente je suis prudent car il y a eu pas mal de chutes ici puis nous arrivons sur une portion de route refaite. Je commence a attaquer en doublant les voitures bloquées par un cyclo et je me fais reprendre par un var descendeur. je vais prendre sa roue et me faire plaisir jusqu'à Entraigues ou nous tournons à droite pour enjamber la rivière et attaquer le col d'Aisac sans transition. La transition va être dure et voila mon premier mal aux jambes de la journée. Il n'est bien long mais quand même pentu et après une descente il fait mal à tout le monde. Peut être y repasserais je l'année prochaine si je me lance sur le parcours de l'ardechoise et ses 216km.
J'arrive enfin à Aisac et je commence a naviguer un peu pour savoir si je dois tourner à gauche ici ou un peu plus loin. Je sors le papier de l'organisation que j'avais gardé à portée de main sur lequel sont indiqués les points de ravitaillement et tous les restos du parcours
Il faut que je continue encore un peu jusqu'à La bastide avant de tourner à gauche. En repartant a la sortie d'aisac , je trouve une terrasse ou sont attablés quelques concurrents une bière à la main et je me vois obligé de m'arrêter en urgence pour en boire une aussi
De toute façon elle était prévue dans mon plan de route et si j'en crois Cricri cela ne peut pas faire de mal.
La bière avalée je repars jusqu'à La bastide ou nous tournons a gauche pour nous rendre vers Juvinas par un petit col, petit mais casse patte. Au sommet un ravitaillement nous attend ou l'eau nous est servie dans des carafes toutes différentes mais sur le même thème (Ricard, Pernod, Pastis 51, ...). Le saucisson est sur les toasts et cela sent bon l'apéritif. D'ailleurs des gars qui arrivent signalent que les gars de Juvinas sont la tous les ans le pastis à la main pour l'apéro. Le bénévole plaisant et dit que cela va être bientôt l'heure car il est vers les midis. Et en fait il y a deux tables a ce ravito, celle pour les cyclos au bord de la route et une autre un peu plus haut avec les mêmes carafes mais avé les bouteilles qui troublent l'eau
Je les laisse en profiter et je repars. Après une petite descente bien pentue que je suis content d'avoir pris dans ce sens on a droit à un autre petit col tout ridicule sur le profil mais qui me casse bien les jambes. Je sens le coup de moins bien arriver comme a chaque fois sur les longs parcours lorsque je viens de manger. Mais il faut bien manger sur ces longs parcours si on veut les finir et je sais que je vais galérer pendant au moins 20 à 30km. Le problème c'est que le gros morceau du jour va bientôt se présenter avec le col de la Croix de Bauzon avec ses 20km dont une quinzaine de montée (ca je ne le sais pas encore).
A la sortie de Meyras sur la route de Jaujac le parcours longe la maison de ma soeur. Comme il y a du monde je décide de m'arrêter un moment histoire de récupérer un peu. La pause sera bénéfique car je repars un peu plus frais.
A jaujac l'appareil est toujours en grève et je ne peux donc pas prendre les magnifiques coulées basaltiques qui s'y trouvent mais les voila quand même
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D'autres photos ici http://www.unine.ch/geologie/05_ardeche/Page2.html
Après Jaujac se dresse le col de la Croix de bauzon pour une vingtaine de km d'abord en faux plat puis ensuite en montée régulière mais pendant près de 15km. Heureusement qu'il ne fait pas trop chaud car en pleine canicule cela aurait été un massacre. Je vais en baver comme pas possible surtout dans la deuxième moitié ou je me dit que le vélo n'est pas fait pour moi. J'en suis a me demander pourquoi je me suis inscrit pour les Ventoux Master Series au mois de juillet. Qu'est ce que je vais aller faire sur le talus provençal alors que j'arrive pas à monter un modeste col ardéchois moins long et moins pentu.
Bien que le paysage soit splendide il n'est pas bon pour un cycliste en galère car dès qu'on lève la tête on voit la route au loin qui serpente et fait plein de détour pour épouser le relief tout la haut. l'appareil est toujours HS alors je vous ai pris quelques photos trouées sur le net.
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Je ne suis pas le seul en vrac sur la route car a 1km du sommet un cyclo se fait faire des étirements par un autre car il est tétanisé par les crampes. Je demande des nouvelles au passage et il m'indique que cela va aller, il faudra que je prévienne ses copains la haut comme quoi il va finir à pied.
Au sommet on est a peu près tous dans le même état mais le plus dur de la journée est passé. d'après mes calculs il me reste environ 30km avant l'écurie. Quelques km plus loin il y aura tout de même le col du pendu qui porte bien son nom. Le col le plus facile sera celui de la Chamade que je passe en descente
Ça commence a se refroidir sérieusement et j'hésite à sortir le coupe vent pour les descentes.
On commence a voir des dossards de la série des 30000 donc des randonneurs en 3jours qui arrivent à la fin de leur deuxième étape. D'après le parcours il n'y a quasiment plus de difficulté mais on arrête pas d'enchaîner des petits coups de culs non référencés et je ne quitte plus le triple. Ça commence a me gaver toute ces montées alors que d'habitude je les recherche.
Après un peu de désert nous arrivons dans une zone civilisée ou la population est plus dense. La densité de cyclo s'est aussi accrue et a chaque carrefour il y a des groupes avec un papier à la main qui cherchent ou peut être leur logement de la nuit. Cela me fait rire et je me dis que ca sera peut être mon tour tout a l'heure bien que le plan soit assez simple pour moi (une petite bifurcation sur la droite juste avant le lac d'issarles.
D'apres mes calculs il doit me rester environ 5km de la fin lorsque je vois un panneau annonçant le lac d'Issarlès à 15km
Je vais avoir presque de la chance car depuis que je fais l'ardechoise je vais tomber sur ma première portion de plat de près de 10km. Hélas il faudra que ces 10km de plat soient face au vent qui se lève et qui est de plus en plus fort et de plus en plus froid.
Encore un col qui se présente, le col de gage, pour monter au lac et je ne trouve toujours pas ma route sur la droite. je suis sur des portions pas loin de 10% et j'arrive au col. Au sommet je vois ma pancarte indiquant la ferme de Rajasse
. La topologie des lieux est assez simple. La route principale vient de passer au col puis redescend vers le lac; la route que je prend tourne a droite et continue de monter
Le col est un point de passage pour le vent mais n'est pas forcément le point culminant.
Il ne me reste plus que 3km pas grand chose me direz vous. ca commence par un mur à 10%, vent de face bien entendu, ou je suis tout à gauche pour la première fois de la journée. Aprèce cela se calme un peu, la pente pas le vent car ici tout est dégagé, avec du plat a environ 6 à 7% puis une petite descente. Il doit me rester environ 1km et je vois un toit de ferme au loin a gauche en me disant que c'est la. Eh ben non c'est pas celle la car la ferme que je vois est légèrement en dessous de moi et cela aurait été trop facile.
La route repars a travers les arbres puis un mur se dresse devant moi. je remet tout a gauche et je serre les dents. J'ai l'impression que c'est plus pentu que le Buisson ce truc. J'en aurai la confirmation par un des guitariste un peu plus tard qui me dira que c'était du 18%
Après cela se recalme un peu mais je n'ose plus regarder devant moi car la route n'a pas fini de s'élever.
J'arrive enfin à la ferme tant attendue ou les premiers mots que je dis c'est qu'il devraient mettre leur ferme un peu plus bas. Un groupe de cyclo de la haute loire est déjà la depuis près d'une heure. Ils ont fait le même parcours que moi mais ils étaient parti une heure avant moi.
La bière est la a m'attendre mais la patronne à oublié de les mettre au frais donc il faut attendre un peu. je boirais autre chose en attendant puis j'irais prendre la douche. Je récupère mon sac et je vais au "dortoir" qui se trouve au sommet d'un escalier qui ressemble plutôt à une échelle et on remonte encore accroché à la rampe car les chaussures cyclistes ne sont pas faites pour l'escalade. Pour cette nuit il faudra prendre ses précautions avant car la descente dans le noir risque d'être plus rapide que prévu.
Après une bonne douche je reviens dans la salle de la ferme pour la bière cette fois. Nous attendons encore un groupe qui va arriver au compte goutte. Ce sont des dijonnais qui sont sur le parcours de la marathon en 2 jours et qui ont eu droit à un petit détour de 20km pour venir dormir ici. Par contre ils sont arrivés par l'autre versant que l'on prendra le lendemain et qui ne doit faire que du 10%
Le repas sera grandiose tant au niveau ambiance que des victuailles servies. On est a peu près une vingtaine dans une grande salle chauffée par une cheminée. Les murs font près d'un mètre d'épaisseur et les portions les plus récentes doivent dater du milieu du 19e siècle.
Le fermier est un phénomène local et un très bon vivant. Par contre il vaut mieux l'avoir dans ses amis car il ne doit pas être commode comme ennemi. Un des gars de la haute loire est éléveur et dans les dijonnais il y a aussi une agricultrice. Ils vont parler "boulot" une bonne partie de la soirée et les "écolos de pacotille"vont en prendre pour leur grade
Il peut donner des leçons car nous ne mangerons que des produits de la ferme, énormes salades cueillie sur place avec une sauce faite avec des herbes locales, saucisson du coin, blanquette de veau élevé maison et élevé à l'herbe et donc avec une viande rouge et non blanche. Le gars de la haute loire nous dira qu'il n'a pas le choix car s'il fait manger de l'herbe a ses veaux la viande est rouge et cela ne se vend pas car ce n'est plus dans les "normes" gastronomiques citadines. Par contre dans l'assiette il n'y avait pas photo en tout le monde en a repris plein de fois. Il fallait en reprendre d'une part parce que c'était très bon mais aussi pour ne pas se faire engueuler car même en expliquant qu'on en reprend pas beaucoup car c'est la troisième fois ce n'est pas une excuse valable dans ces lieux
Bien entendu nous sommes réhydratés régulièrement depuis notre arrivée sirop pour commencer, bière, pastis, kir, vin et peut être qu'il y avait aussi un peu d'eau. Pour finir nous n'échappons pas au digestif qui s'avèrera être de la poire. Je suis servi dans les premiers. J'ai bien demandé juste un fond mais la bouteille avait pris de l'élan. Il arrivera a se régler pour servir un fond aux autres.
Voila pour la première journée.
Au niveau vélo 182km en 9h et je sais plus quoi.
Au niveau diététique les kilos perdus dans la journée ont du être repris avec une petite réserve pour ne pas avoir une fringale le lendemain.
Au niveau alcotest heureusement qu'on avait bien mangé


Pour cette édition 2009 je vais étrenner mon premier parcours en 2 jours et j'ai choisi le circuit des hautes terres soit environ 343 km et 6600 m de dénivelé.
Cette année j'arrive tard à St Felicien vers 7h et la foule est moins importante que le samedi matin. Je choisis quasiment le dernier parking avant le village comme ca au retour j'aurais moins à remonter
Pour ne pas perdre les bonnes habitudes je m'arrête au centre du village pour un dernier café avant de m'élancer.
Je coupe la ligne à 7h31min15s (dixit le diplôme).
Je n'ai jamais vu aussi peut de monde sur le buisson et pour une fois je vais pouvoir le monter régulièrement. Sur un jour, bien que je le monte tranquille pour m'échauffer, je suis toujours en train de mettre quelques a coups pour doubler un petit groupe puis pour me rabattre afin de laisser la voie de gauche libre aux cyclos qui veulent faire leur chrono. la je monte tranquille et j'ai pas grand monde a doubler car les groupes sont plus espacés. Lorsque je lève la tête pour voir le sommet j'ai du mal a me repérer car je ne vois pas de file de cycliste ininterrompue.
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Au sommet la presse est déjà à m'attendre.
Un peu de plat et la descente sur Nozières se présente. Elle commence par de longues enfilades ou il n'y a pas besoin de freiner et on prend tout de suite de la vitesse. Enfin ca c'est pour les autres mais pas pour moi car comme d'hab dès que j'atteins les 60km/h je commence a toucher les freins pour me ralentir un peu car plus ca va et plus j'ai peur de faire un mauvais mouvement et de me mettre par terre
Faut croire qu'il y a pire descendeur que moi car j'arrive sur un groupe qui bouchonne en bloquant les voitures. A cet endroit la descente devient un peu plus technique et elle me convient mieux car je passe tout le monde (prudemment tout de même) et sur la suite de la descente je serais beaucoup mieux
A Lamastre premier bouchon de cyclo qui cehrchent leur route ce qui n'arrive pas sur un jour ou tout le monde n'a qu'a suivre le flot.
Le col des Nonières se monte très bien et les jambes sont au rendes vous.
Sur la descente après je roule aussi mieux et j'attaque un peu surout sur la première portion. Sur la deuxième il faut pédaler et tirer du braquet pour avancer et dans ces portions je me met instinctivement en mode diesel bien que j'ai essayé de travailler la puissance un peu plus cette année. Mais sur les cyclos je me suis souvent aperçu que j'étais à la ramasse sur ce genre de portions . C'est pas bien grave je suis pas pressé et je les reprendrai lorsque la route s'élèvera.
Le col de Mezilhac se présente avec dans un premier temps ses faux plats surplombant la rivière avec quelques cascades. Je sors l'appareil photo de ma poche pour la première fois de la journée.
Sur deux jours je suis pas pressé et je devrais pouvoir en prendre pas mal pour étayer l'article.
A Sardiges la vraie montée commence et tout va bien pour moi. On arrive aux lacets et je tente une photo à la volée sur le vélo. Je vais trop vite car le temps que l'appareil soit près pour le clic clac le point de vue a changé et un arbre me bouche la vue donc je rentre l'appareil dans la poche. Je m'arrête au lacet pour en prendre tranquillement et l'appareil se met en grève
Je repars et j'arrive au col frais comme un gardon. La préparation a du payer car quasiment la première fois fois que j'y arrive ainsi sans aucun coup de moins bien dans le col ou dans les faux plats d'approche.
Le vendredi le ravitaillement est moins impressionnant que le samedi mais il est tout de même la et le saucisson m'attend. Je commence a me servir et je prend un bout de pain prédécoupé pour me faire un sandwich. C'est à cet instant que la bénévole devant moi me signale que c'est payant en me montrant le panneau que j'avais pas vu
Après une pause casse croûte je pars dans la descente et je commence maintenant mes routes inconnues. Au début de la descente je suis prudent car il y a eu pas mal de chutes ici puis nous arrivons sur une portion de route refaite. Je commence a attaquer en doublant les voitures bloquées par un cyclo et je me fais reprendre par un var descendeur. je vais prendre sa roue et me faire plaisir jusqu'à Entraigues ou nous tournons à droite pour enjamber la rivière et attaquer le col d'Aisac sans transition. La transition va être dure et voila mon premier mal aux jambes de la journée. Il n'est bien long mais quand même pentu et après une descente il fait mal à tout le monde. Peut être y repasserais je l'année prochaine si je me lance sur le parcours de l'ardechoise et ses 216km.
J'arrive enfin à Aisac et je commence a naviguer un peu pour savoir si je dois tourner à gauche ici ou un peu plus loin. Je sors le papier de l'organisation que j'avais gardé à portée de main sur lequel sont indiqués les points de ravitaillement et tous les restos du parcours
La bière avalée je repars jusqu'à La bastide ou nous tournons a gauche pour nous rendre vers Juvinas par un petit col, petit mais casse patte. Au sommet un ravitaillement nous attend ou l'eau nous est servie dans des carafes toutes différentes mais sur le même thème (Ricard, Pernod, Pastis 51, ...). Le saucisson est sur les toasts et cela sent bon l'apéritif. D'ailleurs des gars qui arrivent signalent que les gars de Juvinas sont la tous les ans le pastis à la main pour l'apéro. Le bénévole plaisant et dit que cela va être bientôt l'heure car il est vers les midis. Et en fait il y a deux tables a ce ravito, celle pour les cyclos au bord de la route et une autre un peu plus haut avec les mêmes carafes mais avé les bouteilles qui troublent l'eau
A la sortie de Meyras sur la route de Jaujac le parcours longe la maison de ma soeur. Comme il y a du monde je décide de m'arrêter un moment histoire de récupérer un peu. La pause sera bénéfique car je repars un peu plus frais.
A jaujac l'appareil est toujours en grève et je ne peux donc pas prendre les magnifiques coulées basaltiques qui s'y trouvent mais les voila quand même
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D'autres photos ici http://www.unine.ch/geologie/05_ardeche/Page2.html
Après Jaujac se dresse le col de la Croix de bauzon pour une vingtaine de km d'abord en faux plat puis ensuite en montée régulière mais pendant près de 15km. Heureusement qu'il ne fait pas trop chaud car en pleine canicule cela aurait été un massacre. Je vais en baver comme pas possible surtout dans la deuxième moitié ou je me dit que le vélo n'est pas fait pour moi. J'en suis a me demander pourquoi je me suis inscrit pour les Ventoux Master Series au mois de juillet. Qu'est ce que je vais aller faire sur le talus provençal alors que j'arrive pas à monter un modeste col ardéchois moins long et moins pentu.
Bien que le paysage soit splendide il n'est pas bon pour un cycliste en galère car dès qu'on lève la tête on voit la route au loin qui serpente et fait plein de détour pour épouser le relief tout la haut. l'appareil est toujours HS alors je vous ai pris quelques photos trouées sur le net.
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Je ne suis pas le seul en vrac sur la route car a 1km du sommet un cyclo se fait faire des étirements par un autre car il est tétanisé par les crampes. Je demande des nouvelles au passage et il m'indique que cela va aller, il faudra que je prévienne ses copains la haut comme quoi il va finir à pied.
Au sommet on est a peu près tous dans le même état mais le plus dur de la journée est passé. d'après mes calculs il me reste environ 30km avant l'écurie. Quelques km plus loin il y aura tout de même le col du pendu qui porte bien son nom. Le col le plus facile sera celui de la Chamade que je passe en descente
Ça commence a se refroidir sérieusement et j'hésite à sortir le coupe vent pour les descentes.
On commence a voir des dossards de la série des 30000 donc des randonneurs en 3jours qui arrivent à la fin de leur deuxième étape. D'après le parcours il n'y a quasiment plus de difficulté mais on arrête pas d'enchaîner des petits coups de culs non référencés et je ne quitte plus le triple. Ça commence a me gaver toute ces montées alors que d'habitude je les recherche.
Après un peu de désert nous arrivons dans une zone civilisée ou la population est plus dense. La densité de cyclo s'est aussi accrue et a chaque carrefour il y a des groupes avec un papier à la main qui cherchent ou peut être leur logement de la nuit. Cela me fait rire et je me dis que ca sera peut être mon tour tout a l'heure bien que le plan soit assez simple pour moi (une petite bifurcation sur la droite juste avant le lac d'issarles.
D'apres mes calculs il doit me rester environ 5km de la fin lorsque je vois un panneau annonçant le lac d'Issarlès à 15km
Je vais avoir presque de la chance car depuis que je fais l'ardechoise je vais tomber sur ma première portion de plat de près de 10km. Hélas il faudra que ces 10km de plat soient face au vent qui se lève et qui est de plus en plus fort et de plus en plus froid.
Encore un col qui se présente, le col de gage, pour monter au lac et je ne trouve toujours pas ma route sur la droite. je suis sur des portions pas loin de 10% et j'arrive au col. Au sommet je vois ma pancarte indiquant la ferme de Rajasse
Il ne me reste plus que 3km pas grand chose me direz vous. ca commence par un mur à 10%, vent de face bien entendu, ou je suis tout à gauche pour la première fois de la journée. Aprèce cela se calme un peu, la pente pas le vent car ici tout est dégagé, avec du plat a environ 6 à 7% puis une petite descente. Il doit me rester environ 1km et je vois un toit de ferme au loin a gauche en me disant que c'est la. Eh ben non c'est pas celle la car la ferme que je vois est légèrement en dessous de moi et cela aurait été trop facile.
La route repars a travers les arbres puis un mur se dresse devant moi. je remet tout a gauche et je serre les dents. J'ai l'impression que c'est plus pentu que le Buisson ce truc. J'en aurai la confirmation par un des guitariste un peu plus tard qui me dira que c'était du 18%
J'arrive enfin à la ferme tant attendue ou les premiers mots que je dis c'est qu'il devraient mettre leur ferme un peu plus bas. Un groupe de cyclo de la haute loire est déjà la depuis près d'une heure. Ils ont fait le même parcours que moi mais ils étaient parti une heure avant moi.
La bière est la a m'attendre mais la patronne à oublié de les mettre au frais donc il faut attendre un peu. je boirais autre chose en attendant puis j'irais prendre la douche. Je récupère mon sac et je vais au "dortoir" qui se trouve au sommet d'un escalier qui ressemble plutôt à une échelle et on remonte encore accroché à la rampe car les chaussures cyclistes ne sont pas faites pour l'escalade. Pour cette nuit il faudra prendre ses précautions avant car la descente dans le noir risque d'être plus rapide que prévu.
Après une bonne douche je reviens dans la salle de la ferme pour la bière cette fois. Nous attendons encore un groupe qui va arriver au compte goutte. Ce sont des dijonnais qui sont sur le parcours de la marathon en 2 jours et qui ont eu droit à un petit détour de 20km pour venir dormir ici. Par contre ils sont arrivés par l'autre versant que l'on prendra le lendemain et qui ne doit faire que du 10%
Le repas sera grandiose tant au niveau ambiance que des victuailles servies. On est a peu près une vingtaine dans une grande salle chauffée par une cheminée. Les murs font près d'un mètre d'épaisseur et les portions les plus récentes doivent dater du milieu du 19e siècle.
Le fermier est un phénomène local et un très bon vivant. Par contre il vaut mieux l'avoir dans ses amis car il ne doit pas être commode comme ennemi. Un des gars de la haute loire est éléveur et dans les dijonnais il y a aussi une agricultrice. Ils vont parler "boulot" une bonne partie de la soirée et les "écolos de pacotille"vont en prendre pour leur grade
Il peut donner des leçons car nous ne mangerons que des produits de la ferme, énormes salades cueillie sur place avec une sauce faite avec des herbes locales, saucisson du coin, blanquette de veau élevé maison et élevé à l'herbe et donc avec une viande rouge et non blanche. Le gars de la haute loire nous dira qu'il n'a pas le choix car s'il fait manger de l'herbe a ses veaux la viande est rouge et cela ne se vend pas car ce n'est plus dans les "normes" gastronomiques citadines. Par contre dans l'assiette il n'y avait pas photo en tout le monde en a repris plein de fois. Il fallait en reprendre d'une part parce que c'était très bon mais aussi pour ne pas se faire engueuler car même en expliquant qu'on en reprend pas beaucoup car c'est la troisième fois ce n'est pas une excuse valable dans ces lieux
Bien entendu nous sommes réhydratés régulièrement depuis notre arrivée sirop pour commencer, bière, pastis, kir, vin et peut être qu'il y avait aussi un peu d'eau. Pour finir nous n'échappons pas au digestif qui s'avèrera être de la poire. Je suis servi dans les premiers. J'ai bien demandé juste un fond mais la bouteille avait pris de l'élan. Il arrivera a se régler pour servir un fond aux autres.
Voila pour la première journée.
Au niveau vélo 182km en 9h et je sais plus quoi.
Au niveau diététique les kilos perdus dans la journée ont du être repris avec une petite réserve pour ne pas avoir une fringale le lendemain.
Au niveau alcotest heureusement qu'on avait bien mangé
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